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La proposition subordonnée et les types de propositions

L’essentiel

Une proposition subordonnée dépend d’une autre proposition, la principale, et ne peut pas exister seule : je sais que tu viens. Une phrase compte en général autant de propositions que de verbes conjugués. Elles peuvent aussi être indépendantes, juxtaposées ou coordonnées.

C’est quoi une proposition subordonnée ?

Une proposition est un groupe de mots organisé autour d’un verbe. La proposition subordonnée ne se suffit pas à elle-même : elle dépend d’une proposition principale, dans laquelle elle joue un rôle.

Une phrase simple contient une seule proposition. Une phrase complexe en contient plusieurs.

Pour découper une phrase, compte les verbes conjugués. Chacun marque en général une proposition.

  • Le chat dort : une proposition, phrase simple.
  • Le chat dort parce qu’il est fatigué : deux propositions, phrase complexe.

Les types de propositions

Il y a trois façons de relier des propositions : les poser côte à côte, les coordonner ou les subordonner.

Les propositions en un tableau
PropositionDéfinitionExemple
IndépendantePeut exister seule, ne dépend d’aucune autreIl pleut.
JuxtaposéeIndépendantes séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-pointsIl pleut, je rentre.
CoordonnéeIndépendantes reliées par une conjonction de coordinationIl pleut mais je sors.
PrincipaleContient ou commande une subordonnéeJe rentre quand il pleut.
SubordonnéeDépend de la principaleJe rentre quand il pleut.

Astuce : Une proposition juxtaposée, c’est l’exemple le plus simple : « Il arrive, il s’assoit, il sourit » compte trois propositions indépendantes séparées par des virgules.

Les propositions subordonnées : tous les types

La terminologie de 2020 regroupe les subordonnées en quatre familles : complétives, circonstancielles, relatives, et subordonnées sans conjonction de subordination. Les noms changent parfois d’un manuel à l’autre, mais les exemples restent les mêmes.

Proposition subordonnée : exemple de chaque sorte
SubordonnéeMot introducteurExempleFonction habituelle
RelativePronom relatif : qui, que, dont, où…Le film que j’ai vu est long.Épithète ou apposition (traditionnellement complément de l’antécédent)
Complétive conjonctiveConjonction queJe crois qu’il dort.COD, sujet, attribut
Interrogative indirecteSi, ou mot interrogatifJe me demande s’il dort.COD
CirconstancielleConjonction : quand, parce que, afin que…Je pars quand il dort.Complément circonstanciel
InfinitiveAucunJ’entends les oiseaux chanter.COD
ParticipialeAucunLa nuit tombée, nous rentrons.Complément circonstanciel

Proposition subordonnée infinitive et participiale

Ces deux subordonnées sont les seules de ce tableau sans verbe conjugué. Elles ont pourtant leur propre sujet, différent de celui de la principale.

  • Infinitive : le verbe est à l’infinitif et a son sujet propre. Je regarde la pluie tomber : la pluie tombe.
  • Participiale : le verbe est au participe et a son sujet propre. Le repas fini, ils sortirent : le repas est fini, eux sortent.

Analyser une phrase complexe

  • Repère et souligne tous les verbes conjugués.
  • Délimite chaque proposition.
  • Regarde les mots de liaison : rien (juxtaposition), conjonction de coordination (coordination), mot subordonnant (subordination).
  • Nomme la subordonnée, puis donne sa fonction.
  • « Je sais que tu travailles quand il fait nuit » : trois verbes, donc trois propositions. Je sais : principale. Que tu travailles : complétive COD de sais. Quand il fait nuit : circonstancielle de temps.

Les erreurs à éviter

  • Une subordonnée se reconnaît toujours à « que ». Il existe bien d’autres mots subordonnants.

    Qui, dont, quand, si, parce que introduisent aussi une subordonnée, et certaines n’ont aucun mot introducteur.

  • « Il pleut et je sors » contient une subordonnée. Ce sont deux propositions coordonnées.

    Chacune peut exister seule, et « et » est une conjonction de coordination.

  • Parce qu’il pleut. Je reste parce qu’il pleut.

    À l’écrit, une subordonnée seule ne forme pas une phrase complète : il lui faut une principale.

Exercices corrigés

  1. 1. Combien de propositions compte « Il arrive, il s’assoit, il sourit » ?

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    Trois. Il y a trois verbes conjugués.

  2. 2. Dans « Il neige, je reste à la maison », les propositions sont :

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    juxtaposées. Elles sont simplement séparées par une virgule.

  3. 3. Dans « Il neige mais je sors », les propositions sont :

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    coordonnées. Elles sont reliées par la conjonction de coordination mais.

  4. 4. Dans « Le livre que tu lis est à moi », « que tu lis » est :

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    une relative. « Que » reprend l’antécédent livre : c’est un pronom relatif.

  5. 5. Dans « Je me demande s’il viendra », « s’il viendra » est :

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    une interrogative indirecte. Ce « si » suit un verbe de questionnement. La question directe serait : Viendra-t-il ?

  6. 6. Dans « La pluie ayant cessé, nous sommes sortis », la subordonnée est :

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    participiale. Elle a pour noyau un participe et possède son propre sujet : la pluie.

Questions fréquentes

C’est quoi une proposition subordonnée ?

C’est une proposition qui dépend d’une autre et qui ne peut pas être une phrase seule. Elle joue un rôle dans la principale.

Quelle est la différence entre une proposition juxtaposée et une proposition coordonnée ?

Les juxtaposées sont séparées par un signe de ponctuation. Les coordonnées sont reliées par une conjonction de coordination.

Comment compter les propositions d’une phrase ?

Compte les verbes conjugués : il y a en général une proposition par verbe. Les infinitives et les participiales sont les exceptions.

Pour aller plus loin