Le sujet en bref
Le sujet de Nouvelle-Calédonie associe technologie et physique-chimie, 25 points chacune. En technologie, autour du lampadaire intelligent KARA : fonctions techniques, choix d’une liaison sans fil, programme par blocs et calcul d’une zone éclairée. En physique-chimie, autour du lait : structure de l’atome, protocole de pesée, énergie électrique en kWh et évolution du pH.
Technologie : le système intelligent KARA (25 points)
La commune de Dumbéa veut réduire la consommation de son éclairage public. Elle équipe ses lampadaires d’un système qui détecte les passages et règle la lumière. Les réponses se font sur le sujet : cases à cocher, liaisons à tracer et numéros à reporter.
Question 1 (3 points)
Cocher, grâce au document 1, la proposition qui décrit le service rendu par le lampadaire équipé de KARA.
Le document 1 indique que le système détecte la présence de personnes ou de véhicules, puis règle automatiquement l’intensité lumineuse en fonction de cette détection.
Les propositions 1 et 3 décrivent un éclairage continu, qui ne dépend d’aucune présence. Elles ne permettraient pas de réduire la consommation, ce qui est le but de la commune.
Seule la proposition 2 lie l’éclairage au passage d’un véhicule ou d’un piéton.
Il faut cocher la 2ᵉ proposition : éclairer en ajustant l’intensité, seulement au passage d’un véhicule ou d’un piéton la nuit.
Question 2 (5 points)
Tracer les liaisons entre chaque solution technique et la fonction technique qu’elle assure.
L’exemple du sujet relie le poteau du lampadaire à la fonction « supporter l’ensemble du système ». Il reste quatre liaisons, données par le document 2.
Module de communication sans fil → mettre en réseau les lampadaires et gérer l’éclairage à distance.
Optique à LED du lampadaire → émettre de la lumière.
Calculateur → ajuster l’intensité de l’éclairage.
Capteur optique → détecter la présence d’un véhicule ou d’un piéton, et mesurer la luminosité ambiante.
Conseil : Une fonction technique dit ce qu’il faut faire, une solution technique dit avec quoi on le fait. Ici, le capteur reçoit l’information et le calculateur décide : ne les inverse pas.
Question 3 (6 points)
Choisir, grâce aux documents 3 et 4, la liaison sans fil la mieux adaptée entre deux lampadaires, puis justifier par la portée, le débit et la consommation.
Le document 3 donne deux contraintes : les lampadaires sont à 35 m les uns des autres, et le débit échangé entre deux lampadaires doit rester strictement inférieur à 2 Mbits/s. Le document 1 ajoute le but général : consommer peu.
Infrarouge : sa portée est de 20 m, et 20 m < 35 m. Le signal n’atteint pas le lampadaire suivant. Cette solution est éliminée.
Wifi : sa portée (jusqu’à 100 m) et son débit (100 Mbits/s) conviennent, mais sa consommation d’énergie est importante. C’est contraire à l’objectif d’économie, et ce débit est bien plus élevé que le besoin.
Bluetooth : sa portée va jusqu’à 60 m, et 60 m > 35 m. Son débit maximal de 3 Mbits/s suffit pour faire passer moins de 2 Mbits/s. Sa consommation d’énergie est faible.
Il faut choisir le Bluetooth : portée suffisante (60 m > 35 m), débit suffisant (3 Mbits/s pour un besoin inférieur à 2 Mbits/s) et faible consommation.
Conseil : Le tableau donne un débit maximal : la liaison peut transporter moins. Avec le Bluetooth, le débit échangé peut donc rester sous 2 Mbits/s. Si tu comparais directement les 2 Mbits/s au débit maximal du tableau, seul l’infrarouge passerait, mais sa portée est trop courte : aucune liaison ne conviendrait, et cette lecture ne tient donc pas.
Question 4a (question 4 : 6 points)
Reporter les numéros des blocs manquants dans le programme du calculateur, à partir du document 5.
Le document 5 associe une luminosité à chaque détection : voiture → 20 %, vélo → 50 %, piéton → 100 %. Le sujet numérote les évènements (1 voiture, 2 piéton, 3 vélo) et les actions (4 pour 0 %, 5 pour 20 %, 6 pour 50 %, 7 pour 100 %).
Premier test : la détection d’une voiture (1) est déjà indiquée. La luminosité associée est 20 %, donc le numéro 5.
Deuxième test : l’action déjà indiquée est 50 % (6). C’est le cas du vélo, donc le numéro 3.
Troisième test : il reste le piéton, donc le numéro 2. La luminosité associée est 100 %, donc le numéro 7.
De haut en bas, le programme se lit 4, 1, 5, 3, 6, 2, 7. Les quatre numéros à écrire sont 5, 3, 2 et 7.
Conseil : Pour le deuxième test, pars du 50 % déjà donné : c’est lui qui t’indique que l’évènement cherché est le vélo, et non le piéton.
Question 4b (question 4 : 6 points)
Expliquer pourquoi l’éclairage n’est que de 20 % quand une voiture passe.
Une voiture a ses propres phares : le conducteur voit la route et il est vu, même si le lampadaire éclaire peu. Le dessin du document 1 montre d’ailleurs une voiture avec ses phares.
Un piéton n’a pas d’éclairage : on peut penser que c’est pour cela que le système lui réserve 100 % de la puissance.
Éclairer à seulement 20 % permet donc de consommer moins d’énergie sans gêner l’automobiliste. Cela participe à l’économie de 70 % annoncée dans le document 5.
La voiture s’éclaire avec ses phares : 20 % suffisent, et cela économise de l’énergie.
Question 5 (5 points)
Trouver, avec le document 6, la hauteur de lampadaire qui donne une zone éclairée de 270 m², en montrant le calcul.
La zone éclairée au sol est un rectangle. Son aire se calcule ainsi : aire = longueur × largeur = L × l.
Pour H = 4 m : 24 × 7 = 168 m².
Pour H = 5 m : 30 × 9 = 270 m².
Pour H = 6 m : 36 × 10 = 360 m².
Seule la hauteur de 5 m donne une aire de 270 m².
La hauteur du lampadaire est H = 5 m.
Conseil : Le sujet demande comment tu obtiens le résultat et l’unité de la hauteur. Écris donc l’opération et termine par « 5 m ». La hauteur ne sert pas dans le calcul de l’aire : elle sert seulement à choisir la ligne du tableau.
Physique-chimie : le lait calédonien en bouteille (25 points)
Le sujet suit le lait produit à Sarraméa : l’analyse de ses protéines par un technicien, sa masse, sa stérilisation, puis son évolution après l’ouverture de la bouteille.
Question 1-1 (question 1 : 6 points)
Remplir les six blancs du texte avec les mots de la liste, en s’aidant du document 1.
Dans l’ordre du texte, les six blancs se complètent ainsi.
1. Les molécules organiques indispensables à la vie sont les protéines : c’est le sujet du document 1.
2. Elles sont composées d’atomes, comme le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote.
3. La taille de l’atome d’azote est d’environ 10⁻¹⁰ m, d’après le document 1.
4. En son centre se trouve un noyau. On vérifie le rapport des tailles : 10⁻¹⁰ ÷ 10⁻¹⁵ = 10⁵ = 100 000.
5 et 6. L’atome est neutre car il compte autant d’électrons, de charge négative, que de protons, de charge positive.
Dans l’ordre : protéines, atomes, 10⁻¹⁰ m, noyau, électrons, protons.
Conseil : Trois propositions ne servent pas : vide, 10⁻¹⁵ m (la taille du noyau) et 10⁻⁹ m (la taille de la protéine). Le document 1 donne ces deux tailles : ne les confonds pas avec celle de l’atome.
Question 1-2 (question 1 : 6 points)
Trouver combien d’électrons possèdent un atome d’azote et un atome de carbone, en s’appuyant sur le document 2.
Le document 2 indique que Z est le nombre de protons. On y lit Z = 7 pour l’azote N et Z = 6 pour le carbone C.
Un atome est électriquement neutre : il possède autant d’électrons que de protons.
L’atome d’azote a 7 protons, donc 7 électrons. L’atome de carbone a 6 protons, donc 6 électrons.
Azote : 7 électrons. Carbone : 6 électrons.
Conseil : Le nombre du haut (14 pour l’azote, 12 pour le carbone) est le nombre de nucléons. Il ne donne pas le nombre d’électrons.
Question 2-1 (question 2 : 7 points)
Décrire les étapes et le matériel d’une pesée précise d’un échantillon de 100 mL de lait.
Matériel : une balance électronique, une fiole jaugée de 100 mL, du lait et, pour ajuster le niveau, une pipette ou un compte-gouttes. La fiole jaugée mesure un volume de façon précise.
Étape 1 : je pose la fiole jaugée vide et sèche sur la balance et je note sa masse m₁.
Étape 2 : je retire la fiole et je la remplis de lait jusqu’au trait de jauge, en finissant au compte-gouttes.
Étape 3 : je repose la fiole pleine sur la balance et je note la masse m₂.
Étape 4 : je calcule la masse du lait par différence : m = m₂ − m₁.
Conseil : Le document 3 montre exactement cette démarche : tu peux t’en servir pour construire ton protocole. Cite bien la balance et la fiole jaugée, et termine par le calcul de la différence.
Question 2-2 (question 2 : 7 points)
Calculer la masse des 100 mL de lait à partir des deux mesures du document 3.
La balance affiche 146,0 g pour la fiole sans lait et 249,0 g pour la fiole avec 100 mL de lait.
m = 249,0 − 146,0 = 103,0 g.
Vérification : 146,0 + 103,0 = 249,0 g.
La masse de 100 mL de lait est de 103,0 g.
Question 3 (6 points)
Trouver en kWh ce que consomme la cuve pour traiter 30 litres de lait, soit trois fois le volume de l’énoncé.
Durée de stérilisation. 10 litres de lait demandent 15 minutes. Le sujet ne donne pas la durée pour 30 litres : on fait l’hypothèse que la durée est proportionnelle au volume. Elle est raisonnable : en trois fois comme en une seule, avec la même puissance de 4 kW, il faut chauffer trois fois plus de lait. Or 30 litres, c’est 3 fois 10 litres (30 ÷ 10 = 3).
t = 3 × 15 = 45 min.
Conversion en heures. La relation du document 4 demande une durée en heures, et 1 h = 60 min.
t = 45 ÷ 60 = 0,75 h.
Calcul de l’énergie. E = P × t = 4 × 0,75 = 3 kWh.
Vérification par un autre chemin : pour 10 litres, E = 4 × 0,25 = 1 kWh. Pour 30 litres, on obtient 3 × 1 = 3 kWh.
Si la durée est proportionnelle au volume, la cuve utilise E = 3 kWh pour stériliser 30 litres de lait.
Conseil : Il y a deux pièges : 15 minutes correspondent à 10 litres et non à 30 litres, et 45 min ne s’écrivent pas 0,45 h. Le sujet précise que toute démarche sera valorisée : écris chaque étape.
Question 4 (2 points)
Choisir les deux formes d’énergie à écrire sur le diagramme du système de chauffage.
Énergie reçue : le système de chauffage fonctionne avec une puissance électrique de 4 kW. Il reçoit donc de l’énergie électrique.
Énergie utile : son rôle est de porter le lait à haute température. Il fournit donc de l’énergie thermique.
À gauche : énergie électrique. À droite : énergie thermique.
Question 5 (4 points)
Repérer le bon graphique pour le pH du lait une fois la bouteille ouverte, et expliquer pourquoi.
Le texte indique que le lait est légèrement acide à l’ouverture : son pH de départ est donc un peu inférieur à 7.
La fermentation produit de l’acide lactique et des ions H⁺. Le lait devient de plus en plus acide. Or plus une solution contient d’ions H⁺, plus son pH est bas : le pH doit donc diminuer au cours du temps.
Graphique A : le pH part d’environ 6,6 et descend jusqu’à environ 5,6 en 4 jours. Il convient.
Graphique B : le pH monte d’environ 5,2 à environ 6,8. Cela montrerait un lait de moins en moins acide.
Graphique C : le pH reste au-dessus de 7, d’environ 7,2 à environ 8,4. Ce serait un milieu basique, et il monte lui aussi.
Il faut cocher le graphique A : le lait, légèrement acide au départ, s’acidifie, donc son pH diminue.
Conseil : Regarde les graduations de l’axe vertical : celui du graphique C va de 7,0 à 9,0, alors que les deux autres vont de 5,0 à 7,0.
Les erreurs à éviter sur ce sujet
Éliminer le Bluetooth parce que 3 Mbits/s est plus grand que 2 Mbits/s.
Retenir le Bluetooth : son débit maximal permet de faire passer moins de 2 Mbits/s.
Le document 4 donne ce que la liaison peut transporter au maximum, et le document 3 le débit échangé, qui reste sous 2 Mbits/s. L’infrarouge, lui, est éliminé par sa portée de 20 m.
Écrire que 45 min valent 0,45 h et trouver E = 4 × 0,45 = 1,8 kWh.
45 min = 45 ÷ 60 h = 0,75 h, donc E = 4 × 0,75 = 3 kWh.
Une heure compte 60 minutes, et non 100. La partie décimale d’une durée en heures n’est pas un nombre de minutes.
Calculer l’énergie avec 15 minutes et répondre 1 kWh.
Prendre 45 minutes pour 30 litres, et répondre 3 kWh.
Les 15 minutes du texte concernent 10 litres de lait. La question porte sur trois fois plus de lait.
Répondre que l’azote a 14 électrons et le carbone 12.
L’azote a 7 électrons et le carbone 6.
Le nombre d’électrons d’un atome est égal à son nombre de protons Z, et non à son nombre de nucléons A.
Choisir le graphique B en pensant qu’un lait plus acide a un pH plus grand.
Choisir le graphique A, où le pH diminue.
Une solution est d’autant plus acide que son pH est bas. La production d’ions H⁺ fait donc baisser le pH.
Questions fréquentes
Combien de temps dure l’épreuve de sciences de ce sujet ?
Elle dure 1 heure et elle est notée sur 50 points. Le sujet prévoit 30 minutes et 25 points pour la technologie, et autant pour la physique-chimie.
Quelles disciplines tombaient au brevet de sciences 2025 en Nouvelle-Calédonie ?
La technologie et la physique-chimie. Il n’y avait pas de SVT dans ce sujet.
La calculatrice est-elle autorisée pour ce sujet ?
Oui : le sujet autorise la calculatrice sans mémoire de type collège. Le dictionnaire n’est pas autorisé.
Où le candidat écrit-il ses réponses ?
Directement sur le sujet, pour les deux disciplines : il coche, relie et rédige dans les cadres prévus.
Les cours à revoir
Proposition de corrigé rédigée par Meilleur Étudiant, sans valeur officielle : le ministère ne publie pas de corrigé, et le barème réel appartient aux correcteurs. Ce sujet date d’avant la note sur 20 du brevet : son barème suit l’ancienne notation. Une erreur ? Écris-nous à contact@meilleuretudiant.fr.