Le sujet en bref
Épreuve du mercredi 17 juin 2026 : ce corrigé traite le sujet de Métropole dont le code est 26-HGGSPJ2ME1. Le candidat choisissait une dissertation sur deux : les défis de la conquête de l’espace, ou la protection de l’environnement depuis le XIXe siècle. Il traitait aussi une étude critique sur les objectifs politiques et mémoriels des tribunaux gacaca et du TPIY.
Dissertation, sujet 1 : les défis de la conquête de l’espace (10 points)
Le sujet relève du thème « De nouveaux espaces de conquête ». Le plan ci-dessous classe les défis par nature, pour éviter le simple récit. C’est une proposition : un autre plan bien argumenté est aussi valable.
Analyse du sujet
Identifier les difficultés que pose la conquête de l’espace, et montrer comment elles ont évolué.
Les termes. Un défi est un obstacle qu’un acteur choisit d’affronter, ou un problème qu’il doit résoudre. Le pluriel invite à en distinguer plusieurs : techniques, financiers, géopolitiques, juridiques, environnementaux. La conquête suppose la volonté d’atteindre un milieu, d’y durer et d’y affirmer sa puissance. L’espace désigne ici l’espace extra-atmosphérique, dont on fixe souvent le début, par convention, à 100 km d’altitude. C’est un milieu hostile, qu’aucun État ne peut s’approprier.
Le cadre. Le sujet ne donne pas de dates. La conquête commence en 1957 avec Spoutnik et se poursuit aujourd’hui : tu dois aller jusqu’aux années 2020. Le sujet ne fixe pas non plus de limite d’acteurs : États-Unis, Russie, Chine, Europe, Inde, mais aussi entreprises privées.
Les exemples à mobiliser. La course à l’espace, la Station spatiale internationale, le programme spatial chinois, le New Space, le traité de 1967, les débris en orbite.
Conseil : Le piège est le récit de Spoutnik à SpaceX. Le mot défis appelle un classement : à chaque paragraphe, dis quel obstacle se pose, à qui, et comment il est surmonté ou non.
Problématique
Problématique proposée : en quoi la conquête de l’espace, d’abord défi technique au service de la puissance, pose-t-elle aujourd’hui un défi collectif, celui de gouverner un milieu commun et de plus en plus disputé ?
Plan proposé : I. Des défis techniques et financiers : atteindre l’espace et y durer. II. Des défis géopolitiques : s’affirmer, rivaliser, coopérer. III. Des défis juridiques et environnementaux : gouverner un espace commun.
Partie I : atteindre l’espace et y durer
Idée directrice. L’espace est le milieu le plus difficile d’accès que l’humanité ait cherché à conquérir. Y aller et y rester exige des moyens que seuls quelques acteurs réunissent.
Vaincre un milieu hostile. Il faut d’abord des fusées assez puissantes pour atteindre l’orbite. Elles dérivent des missiles : le V2 de Wernher von Braun, conçu pour l’Allemagne nazie, inspire les lanceurs d’après-guerre, et la fusée de Spoutnik, mise au point sous la direction de Sergueï Korolev, est un missile intercontinental. Les étapes s’enchaînent vite : premier satellite le 4 octobre 1957, premier homme dans l’espace avec Youri Gagarine le 12 avril 1961, premiers pas sur la Lune avec Apollo 11 en juillet 1969.
Le coût humain. Le vide, les radiations et l’apesanteur menacent les équipages. Les accidents d’Apollo 1 (1967), de Soyouz 11 (1971), de Challenger (1986) et de Columbia (2003) rappellent que le vol habité reste dangereux. Un voyage vers Mars poserait ces problèmes à une tout autre échelle, en raison de sa durée.
Le défi financier. Au milieu des années 1960, la NASA absorbe plus de 4 % du budget fédéral américain. Un tel effort ne peut pas durer : après Apollo 17, en décembre 1972, plus personne ne marche sur la Lune. Il faut attendre avril 2026 pour qu’un équipage, celui d’Artemis II, revienne autour d’elle, sans s’y poser. Le coût total de la Station spatiale internationale dépasse, selon les estimations, 100 milliards de dollars. La baisse des coûts devient donc un enjeu majeur : SpaceX récupère pour la première fois le premier étage d’une fusée Falcon 9 en décembre 2015 et le réutilise à partir de 2017, ce qui bouleverse le marché des lancements.
Rendre l’espace utile. Le défi économique se résout en partie par les applications : télécommunications, météorologie, observation de la Terre, positionnement par satellite. Ces services sont devenus indispensables à l’économie, aux transports et aux armées. Cette dépendance crée une nouvelle vulnérabilité.
Partie II : s’affirmer, rivaliser, coopérer
Idée directrice. L’espace est dès l’origine un théâtre de puissance. La difficulté est de s’y imposer sans s’y affronter directement, puis d’y travailler avec ses rivaux.
La course à l’espace de la guerre froide. Spoutnik provoque un choc aux États-Unis : il prouve que l’URSS maîtrise des fusées capables d’atteindre le territoire américain. La NASA est créée en 1958. Le 25 mai 1961, après le vol de Gagarine, John F. Kennedy fixe au Congrès l’objectif d’envoyer un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. Apollo 11 offre aux États-Unis une victoire symbolique mondiale.
Coopérer pour partager les coûts et apaiser les tensions. La mission Apollo-Soyouz de 1975 montre en pleine détente que les deux Grands peuvent travailler ensemble. Après 1991, la Station spatiale internationale, dont le premier module est lancé en 1998, associe États-Unis, Russie, Europe, Japon et Canada. Elle est habitée en permanence depuis novembre 2000. La coopération est fragile mais réelle : après l’arrêt de la navette en 2011, les astronautes américains dépendent des Soyouz russes jusqu’en 2020.
L’Europe cherche son autonomie. L’Agence spatiale européenne naît en 1975 et Ariane décolle pour la première fois en 1979, depuis Kourou, en Guyane. Galileo doit éviter à l’Europe de dépendre du GPS américain. L’accès autonome à l’espace est donc un enjeu de souveraineté. La guerre en Ukraine le confirme : en 2022, la Russie retire ses équipes de Kourou et les lanceurs Soyouz n’y décollent plus.
De nouvelles puissances. La Chine envoie Yang Liwei dans l’espace en 2003, pose Chang’e 4 sur la face cachée de la Lune en 2019, achève son système de positionnement Beidou en 2020 et sa station Tiangong en 2022. Absente de la Station spatiale internationale, et visée depuis 2011 par une loi américaine qui limite la coopération de la NASA avec Pékin, elle dispose ainsi de sa propre station. L’Inde pose Chandrayaan-3 près du pôle Sud lunaire en 2023. Deux blocs semblent se dessiner : le programme américain Artemis d’un côté, le projet de base lunaire sino-russe de l’autre.
La militarisation. Les satellites de renseignement existent depuis la guerre froide, mais les tests de missiles antisatellites de la Chine (2007), de l’Inde (2019) et de la Russie (2021) montrent que l’orbite peut devenir un champ de bataille. Les États-Unis créent une Space Force en 2019, et la France un commandement de l’espace la même année. En Ukraine, les communications par satellite sont un enjeu militaire direct.
Conseil : Ne réduis pas le sujet au duel entre les États-Unis et l’URSS. Le correcteur attend aussi la Chine, l’Europe ou l’Inde, et le passage de la rivalité à la coopération, puis le retour de la rivalité.
Partie III : gouverner un espace commun
Idée directrice. Quand les acteurs se multiplient, le défi n’est plus seulement d’aller dans l’espace. Il faut décider qui peut y faire quoi, et préserver un milieu devenu fragile.
Un droit conçu pour des États. Le traité de l’espace de 1967, négocié à l’ONU, interdit à tout État de s’approprier l’espace et les corps célestes. Il interdit aussi d’y placer des armes de destruction massive. Il ne proscrit pas pour autant toute activité militaire en orbite. L’accord sur la Lune de 1979, plus exigeant, n’a été ratifié ni par les États-Unis, ni par la Russie, ni par la Chine. Ce droit date d’une époque où seules deux puissances comptaient vraiment.
La privatisation du New Space. Depuis les années 2000, des entreprises comme SpaceX ou Blue Origin bousculent les agences publiques. Starlink, la constellation de SpaceX, compte plusieurs milliers de satellites. Les États dépendent désormais d’acteurs privés : l’usage de Starlink par l’armée ukrainienne, à partir de 2022, l’a montré. Une société peut ainsi peser sur une guerre.
La question des ressources. Une loi américaine de 2015 reconnaît à ses citoyens la propriété des ressources extraites dans l’espace, et le Luxembourg adopte une loi comparable en 2017. Les accords Artemis, proposés par les États-Unis en 2020 et signés depuis par plusieurs dizaines d’États, encouragent cette lecture du droit. La Chine et la Russie restent en dehors. La question est ouverte : peut-on exploiter un astre sans se l’approprier ?
Les débris, un défi environnemental. Les objets suivis en orbite se comptent par dizaines de milliers. En 2009, une collision détruit un satellite américain et un satellite russe. Le test chinois de 2007 a lui aussi créé des milliers de débris. Dès 1978, Donald Kessler a montré qu’une réaction en chaîne de collisions pourrait rendre certaines orbites inutilisables. Les lignes directrices adoptées à l’ONU en 2007 ne sont pas contraignantes. Les orbites basses deviennent une ressource limitée, soumise à la tentation de chacun d’en profiter sans en assumer le coût.
Un bien commun inégalement partagé. L’espace sert pourtant l’intérêt général : le programme européen Copernicus surveille le climat et les catastrophes. Mais peu d’États disposent d’un accès autonome, et la plupart dépendent des services des autres. Le traité de 1967 promet une exploration au profit de tous : ce principe reste à traduire dans les faits.
Conseil : Cette partie fait la différence. Un exemple précis sur les débris ou sur le droit montre que tu as compris que les défis d’aujourd’hui ne sont plus ceux de 1957.
Introduction rédigée
Le 3 janvier 2019, la sonde chinoise Chang’e 4 se pose sur la face cachée de la Lune, une première dans l’histoire. Plus de soixante ans après Spoutnik, l’espace reste un terrain de puissance, mais la scène a changé : la Chine concurrence les États-Unis, et des entreprises privées lancent plus de satellites que bien des États.
L’espace extra-atmosphérique est un milieu hostile, qu’aucun État ne peut légalement s’approprier. Sa conquête désigne l’effort engagé depuis 1957 pour l’atteindre, l’explorer et l’exploiter. Elle pose des défis, c’est-à-dire des obstacles que les acteurs doivent surmonter : techniques et financiers, mais aussi géopolitiques, juridiques et environnementaux.
En quoi la conquête de l’espace, d’abord défi technique au service de la puissance, pose-t-elle aujourd’hui un défi collectif, celui de gouverner un milieu commun et de plus en plus disputé ?
Nous verrons d’abord les défis techniques et financiers qu’impose l’accès à l’espace. Nous étudierons ensuite les défis géopolitiques, entre rivalités et coopérations. Nous montrerons enfin que le défi majeur est désormais de gouverner et de préserver ce milieu commun.
Conclusion rédigée
La conquête de l’espace a d’abord été un exploit technique et financier, rendu possible par la rivalité de la guerre froide. Elle a ensuite conduit d’anciens adversaires à coopérer, avant que l’essor de la Chine et les tensions avec la Russie ne ravivent la compétition.
Les défis se sont déplacés. Les plus urgents ne sont plus seulement de lancer une fusée, mais d’adapter un droit ancien, d’encadrer les acteurs privés et de limiter les débris qui menacent les orbites utiles à tous.
L’espace pose ainsi, à une nouvelle échelle, une question déjà posée pour les océans : comment organiser l’usage d’un espace commun quand chaque acteur cherche d’abord à y affirmer sa puissance ?
Dissertation, sujet 2 : protéger l’environnement depuis le XIXe siècle (10 points)
Le sujet relève du thème « L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire ». Le plan suit la chronologie, car le sujet fixe un point de départ et invite à mesurer un changement d’échelle. C’est une proposition : un autre plan bien argumenté est aussi valable.
Analyse du sujet
Expliquer qui a cherché à protéger l’environnement depuis le XIXe siècle, pourquoi, comment et avec quels résultats.
Les termes. Le verbe protéger désigne une action : il faut donc parler d’acteurs, de motifs et d’outils (lois, parcs, traités, procès). L’environnement est l’ensemble des milieux dans lesquels vivent les sociétés. C’est une construction sociale : au XIXe siècle, on parle de nature, de paysages, de forêts ou d’hygiène. Le mot environnement ne s’impose dans son sens actuel qu’au cours des années 1960 et 1970.
Une distinction utile. Aux États-Unis, deux courants s’opposent vers 1900. John Muir défend la préservation de la nature sauvage pour elle-même. Gifford Pinchot prône la conservation, c’est-à-dire une gestion rationnelle des ressources au service des hommes. Cette tension traverse tout le sujet.
Le cadre chronologique. Le XIXe siècle est celui de l’industrialisation, qui aggrave les atteintes aux milieux. La borne finale est le présent : tu dois aller jusqu’à la lutte actuelle contre le changement climatique et le recul de la biodiversité.
Conseil : Ne réduis pas le sujet au climat, et ne le fais pas commencer en 1972. Les débuts du sujet, au XIXe siècle, sont demandés explicitement.
Problématique
Problématique proposée : comment la protection de l’environnement est-elle passée de la défense de lieux et de ressources précis à un enjeu planétaire, et pourquoi reste-t-elle en tension avec la croissance et la souveraineté des États ?
Plan proposé : I. Du XIXe siècle à 1945 : protéger des ressources, des paysages et la santé. II. De 1945 aux années 1980 : l’environnement devient un problème politique. III. Depuis les années 1990 : un enjeu planétaire aux résultats insuffisants.
Partie I : protéger des ressources, des paysages et la santé (XIXe siècle-1945)
Encadrer les nuisances de l’industrie. La révolution industrielle fait reculer la qualité de l’air et de l’eau dans les villes. En France, un décret de 1810 soumet à autorisation les ateliers insalubres ou incommodes. Au Royaume-Uni, l’Alkali Act de 1863 limite les rejets de l’industrie chimique. Ces textes organisent la pollution plus qu’ils ne la suppriment. François Jarrige et Thomas Le Roux ont montré, dans « La Contamination du monde » (2017), que ces inquiétudes sont bien antérieures au XXe siècle.
Gérer les ressources. En France, le Code forestier de 1827 prolonge une tradition ancienne de contrôle de la forêt. Les lois de 1860 et de 1882 organisent le reboisement des montagnes pour limiter l’érosion et les crues. Il s’agit moins d’aimer la nature que de protéger une ressource et de prévenir un risque. Aux États-Unis, Pinchot prend en 1905 la tête du Service des forêts, sous la présidence de Theodore Roosevelt.
Sanctuariser des paysages. En 1861, un décret de Napoléon III protège des parties de la forêt de Fontainebleau, à la demande notamment des peintres de Barbizon. En 1872, les États-Unis créent Yellowstone, premier parc national au monde. John Muir fonde le Sierra Club en 1892. En France, la loi de 1906 protège les sites et monuments naturels, sur le modèle des monuments historiques. La Ligue pour la protection des oiseaux naît en 1912.
Une protection d’élites, parfois coloniale. Ces combats sont menés par des savants, des artistes, des notables. Hors d’Europe, la protection accompagne souvent la domination : le parc Albert, créé en 1925 au Congo belge, et d’autres réserves coloniales écartent des populations locales de leurs terres. Guillaume Blanc analyse cet héritage dans « L’Invention du colonialisme vert » (2020). À Yellowstone aussi, des populations amérindiennes ont été exclues.
Bilan. Jusqu’en 1945, la protection reste locale et sectorielle. Elle protège un lieu, une espèce ou une ressource, sans remettre en cause le modèle industriel.
Partie II : l’environnement devient un problème politique (1945-années 1980)
La croissance change d’échelle. Après 1945, la consommation de masse, le pétrole, la chimie et l’agriculture intensive transforment les milieux. Une Union internationale pour la protection de la nature est fondée à Fontainebleau en 1948 : l’action devient internationale, mais elle reste affaire de spécialistes.
Les catastrophes alertent l’opinion. Le smog de Londres fait plusieurs milliers de morts en décembre 1952. Au Japon, la maladie de Minamata, identifiée en 1956, vient du mercure rejeté par une usine. Les marées noires du Torrey Canyon (1967) et de l’Amoco Cadiz (1978), la dioxine de Seveso (1976), Bhopal (1984) et Tchernobyl (1986) montrent que les pollutions sont massives et traversent les frontières.
Des alertes scientifiques et citoyennes. « Printemps silencieux » de Rachel Carson (1962) dénonce les pesticides. Le rapport Meadows, commandé par le Club de Rome, interroge en 1972 les limites de la croissance. Le premier Jour de la Terre mobilise des millions d’Américains en 1970, Greenpeace naît en 1971, et René Dumont est le premier candidat écologiste à une présidentielle française en 1974. Le philosophe Hans Jonas publie « Le Principe responsabilité » en 1979 : il défend un devoir envers les générations futures.
Les États s’organisent. Les États-Unis créent l’Agence de protection de l’environnement (EPA) en 1970. La France crée un ministère de l’Environnement en 1971, confié à Robert Poujade, et la loi de 1976 sur la protection de la nature impose des études d’impact. La Vanoise devient en 1963 le premier parc national français.
L’environnement entre dans les relations internationales. La conférence de Stockholm (1972) est la première grande conférence de l’ONU sur le sujet, et elle débouche sur le Programme des Nations unies pour l’environnement. Des pays du Sud y craignent que la protection ne freine leur développement. Le protocole de Montréal (1987) réussit à faire reculer les gaz qui détruisent la couche d’ozone. La même année, le rapport Brundtland popularise le développement durable, qui cherche à concilier économie, société et environnement.
Conseil : Le protocole de Montréal est un bon contre-exemple : il prouve qu’un accord international peut fonctionner quand des solutions de remplacement existent et que les industriels concernés sont peu nombreux. Compare-le aux difficultés du climat.
Partie III : un enjeu planétaire aux résultats insuffisants (depuis les années 1990)
Un changement d’échelle. Le GIEC, créé en 1988, établit le rôle des activités humaines dans le réchauffement. Le sommet de la Terre de Rio (1992) adopte une convention sur le climat et une convention sur la diversité biologique. Le chimiste Paul Crutzen propose en 2000 le terme d’Anthropocène pour désigner une époque où l’humanité agit à l’échelle de la planète. Protéger l’environnement, c’est désormais protéger le système Terre.
Des négociations difficiles. Le protocole de Kyoto (1997) fixe des objectifs aux seuls pays développés, mais les États-Unis ne le ratifient pas. La conférence de Copenhague (2009) déçoit. L’accord de Paris (2015) vise à contenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, mais il repose sur des engagements nationaux, sans sanction. Les États-Unis l’ont quitté, y sont revenus en 2021, puis l’ont quitté de nouveau : retrait annoncé en janvier 2025, effectif en janvier 2026.
Le conflit Nord-Sud. Rio pose le principe de responsabilités communes mais différenciées : les pays industrialisés ont le plus émis dans le passé. La Chine devient toutefois le premier émetteur mondial au milieu des années 2000. Les pays du Sud réclament des financements et défendent leur droit au développement. La souveraineté limite aussi la protection, comme le montrent les débats sur la déforestation de l’Amazonie.
La biodiversité. Une plateforme scientifique comparable au GIEC, l’IPBES, est créée en 2012. L’accord de Kunming-Montréal (2022) fixe l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici à 2030.
De nouveaux acteurs : citoyens et juges. En France, la Charte de l’environnement entre dans la Constitution en 2005. Les grèves pour le climat, lancées par Greta Thunberg en 2018, mobilisent la jeunesse. Le droit devient une arme : aux Pays-Bas, l’affaire Urgenda aboutit à la condamnation de l’État, et en 2021 le tribunal administratif de Paris reconnaît la carence de la France dans l’Affaire du siècle. En 2022, l’Assemblée générale de l’ONU reconnaît le droit à un environnement propre, sain et durable.
Un bilan contrasté. Des progrès existent : air plus propre dans bien des villes, ozone en voie de reconstitution, essor des énergies renouvelables. Mais les émissions mondiales ont continué d’augmenter depuis 1992. Protéger reste coûteux à court terme, et les plus pauvres en supportent souvent le poids, ce qui nourrit l’idée de justice environnementale.
Introduction rédigée
En 1861, un décret de Napoléon III met à l’abri des coupes une partie de la forêt de Fontainebleau, à la demande de peintres. En 2015, près de deux cents États s’accordent à Paris pour limiter le réchauffement de la planète. Entre ces deux dates, l’objet, les acteurs et l’échelle de la protection ont changé.
L’environnement désigne les milieux dans lesquels vivent les sociétés. C’est une notion construite, qui s’est imposée tardivement : au XIXe siècle, on défend plutôt des forêts, des paysages ou la salubrité des villes. Protéger, c’est agir pour limiter les atteintes à ces milieux, par la loi, par la gestion ou par la mobilisation. Depuis le XIXe siècle, cette action accompagne une industrialisation qui ne cesse d’aggraver les dommages.
Comment la protection de l’environnement est-elle passée de la défense de lieux et de ressources précis à un enjeu planétaire, et pourquoi reste-t-elle en tension avec la croissance et la souveraineté des États ?
Nous verrons d’abord que, jusqu’en 1945, il s’agit de protéger des ressources, des paysages et la santé. Nous montrerons ensuite que, de 1945 aux années 1980, l’environnement devient un problème politique. Nous analyserons enfin l’enjeu planétaire qu’il constitue depuis les années 1990, et ses résultats insuffisants.
Conclusion rédigée
Depuis le XIXe siècle, la protection de l’environnement a changé d’objet et d’échelle. Limitée à des forêts, des sites et des nuisances, elle est devenue une politique publique après 1945, puis un enjeu mondial depuis les années 1990. Aux savants et aux notables se sont ajoutés les États, les ONG, les organisations internationales, les citoyens et les juges.
La tension reste pourtant la même : la protection se heurte à un modèle économique fondé sur l’exploitation des ressources, et elle dépend d’États souverains aux intérêts opposés. Le protocole de Montréal prouve qu’un accord efficace est possible, mais le climat montre que l’effort demandé est d’une tout autre ampleur.
La question qui se pose désormais est celle de la justice : comment répartir équitablement l’effort entre les pays, et entre les générations ?
Étude critique de documents : juger les crimes de masse et de génocide (10 points)
Le sujet relève du thème « Histoire et mémoires ». Deux documents : la photographie d’un panneau sur les tribunaux gacaca au Rwanda (2004) et une allocution du procureur Serge Brammertz pour les vingt ans du TPIY (27 mai 2013). Ce plan est une proposition : un autre plan bien argumenté est aussi valable.
Présentation des documents
Montrer, en croisant les deux documents et le cours, à quoi servent ces juridictions sur les plans politique et mémoriel, au-delà du verdict.
Document 1. C’est la photographie, datée de 2004, d’un panneau d’affichage au bord d’une route rwandaise. Le texte est en kinyarwanda, la langue de la population, et le sujet en donne la traduction. Dix ans après le génocide des Tutsis, le panneau s’adresse à tous les passants. Il explique ce qu’on attend d’eux dans les tribunaux gacaca, dont les premières juridictions pilotes siègent en 2002 et dont le déploiement national suit à partir de 2005.
Ce que montre l’image. Au centre, un visage de femme regarde de face, à côté d’un homme à la tête baissée. À gauche, une scène sombre, traversée de lueurs, peut évoquer un incendie. En haut à droite, on distingue une assemblée, et en bas à droite deux personnes debout. Un sceau, en bas à gauche, donne au panneau un caractère officiel. Le panneau n’explique pas ce montage : on peut y lire un passage de la violence à la parole publique.
Document 2. C’est une allocution de Serge Brammertz, magistrat belge et procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie depuis janvier 2008 (lignes 24 et 25). Il la prononce le 27 mai 2013, pour le vingtième anniversaire du tribunal. Il s’adresse à des officiels et à des diplomates (ligne 1). Le tribunal, créé par la résolution 827 du Conseil de sécurité (lignes 3 et 4), en mai 1993, approche alors de sa fin.
Pourquoi les confronter. Les documents opposent deux échelles, locale et internationale, et deux moments : le panneau accompagne une justice qui s’installe, l’allocution dresse un bilan. Le premier s’adresse à un peuple, le second à la communauté internationale. Le premier repose sur l’aveu, le second sur la preuve. Tous deux visent pourtant la vérité et la réconciliation.
Problématique
Problématique proposée : au-delà de la punition des coupables, que cherchent à accomplir les juridictions qui jugent les génocides et les crimes de masse, pour les États et les sociétés, et pour la mémoire de ces crimes ?
Plan proposé : I. Des objectifs politiques : mettre fin à l’impunité et reconstruire. II. Des objectifs mémoriels : établir les faits et reconnaître les victimes. III. Des objectifs en partie atteints, dans des documents à lire avec prudence.
Conseil : La consigne porte sur deux types d’objectifs. Si ton plan ne fait pas apparaître les mots politique et mémoriel, le correcteur pensera que tu as raconté des procès sans répondre à la question.
Partie I : des objectifs politiques, mettre fin à l’impunité et reconstruire
Punir pour sortir de l’impunité. Le procureur rappelle que les procès ont obligé les auteurs à répondre de leurs actes (lignes 8 et 9). Il se félicite que tous les accusés aient été traduits en justice (lignes 5 et 6), et que les derniers fugitifs aient été arrêtés (lignes 27 à 29). Parmi eux figurent Radovan Karadžić, arrêté en 2008, et Ratko Mladić, arrêté en 2011. Le TPIY a mis en accusation 161 personnes, dont un chef d’État, Slobodan Milošević. L’idée est que personne n’est au-dessus du droit.
Imposer une justice internationale. Le TPIY est créé en pleine guerre, en mai 1993, par le Conseil de sécurité : juger fait partie de l’effort pour ramener la paix. Il est le premier tribunal pénal international depuis Nuremberg et Tokyo. Brammertz souligne sa jurisprudence durable (lignes 4 et 5), et l’élan donné à la justice internationale (lignes 6 et 7). Ses juges ont par exemple reconnu en 2001 le viol systématique comme crime contre l’humanité. Le tribunal pour le Rwanda (TPIR), créé en 1994 et installé à Arusha, et la Cour pénale internationale, prévue par le statut de Rome de 1998, s’inscrivent dans ce mouvement.
Répondre à l’impasse judiciaire du Rwanda. D’avril à juillet 1994, le génocide fait de 800 000 à un million de morts selon les estimations, en très grande majorité des Tutsis. À la fin des années 1990, plus de 100 000 suspects s’entassent dans les prisons. Le TPIR ne juge que les principaux responsables, et le Rwanda, qui siège alors au Conseil de sécurité, a voté contre sa création. Les tribunaux ordinaires n’y suffisent pas. Le gouvernement crée donc par une loi de 2001 les gacaca, inspirés d’une assemblée villageoise traditionnelle : le mot évoque l’herbe sur laquelle on se réunissait. Plus de 12 000 juridictions fonctionnent jusqu’à leur clôture en juin 2012. Le bilan annoncé alors est de près de 2 millions d’affaires. D’autres sources, dont Human Rights Watch en 2011, en donnent 1,2 million. L’État reprend ainsi la main sur la justice.
Reconstruire une société. Au Rwanda, bourreaux et rescapés vivent sur les mêmes collines. Le panneau promet donc une libération collective à ceux qui parlent : celui qui avoue peut obtenir une peine réduite, et la communauté peut revivre ensemble. Le pronom nous inclut toute la population. Les juges, élus localement, ne sont pas des professionnels. La justice devient un outil de réconciliation et d’unité nationale.
Consolider les États. Le procureur tient un raisonnement proche : pour lui, les poursuites sont une première étape vers la réparation et la réconciliation (lignes 20 à 23). Il mesure la réussite du tribunal à la reprise des affaires par les juridictions nationales (lignes 33 à 35). L’enjeu est de doter ces pays d’une justice capable de juger leurs propres criminels. La Bosnie-Herzégovine s’est dotée d’une chambre spécialisée en 2005. La coopération avec le TPIY a aussi été une condition du rapprochement de la Serbie et de la Croatie avec l’Union européenne.
Partie II : des objectifs mémoriels, établir les faits et reconnaître les victimes
Établir la vérité. Sur le panneau, le slogan fait de la vérité ce qui sauve. Le témoin est invité à raconter, l’auteur à avouer. Dans les gacaca, ces récits ont aussi permis à des familles d’apprendre comment leurs proches sont morts et où retrouver leurs corps. La vérité y est locale et précise, colline par colline.
Construire un rempart contre le négationnisme. Brammertz attribue aux procès une seconde mission : les faits établis formeront, selon lui, « un obstacle majeur au révisionnisme » (lignes 10 et 11). Il signale des dirigeants qui font l’éloge des crimes de guerre ou les nient, certains contestant même le génocide de Srebrenica (lignes 11 à 14). Quand on nie un génocide, le mot exact est négationnisme. Le jugement fixe les faits dans une décision de justice, après un débat contradictoire, avec des milliers de témoins et de documents. C’est pour lui ce qui rend la justice internationale indispensable (ligne 15).
Nommer le crime. En juillet 1995, à Srebrenica, environ 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans sont assassinés par les forces serbes de Bosnie. En 2001, puis en appel en 2004, le TPIY qualifie ces faits de génocide, et la Cour internationale de justice le confirme en 2007. Le mot compte : selon la convention de 1948, il suppose l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe. Parmi les grands procès encore en cours en 2013 (lignes 16 et 17) figurent ceux de Karadžić et de Mladić, condamnés pour génocide en 2016 et en 2017.
Reconnaître les victimes. Le procureur conclut sur la réparation qu’il faut aux victimes (lignes 39 et 40). Être entendu dans un tribunal, voir son bourreau condamné et sa souffrance reconnue : c’est une réparation symbolique. Le panneau de 2004 met au premier plan un visage de femme, et non une figure de pouvoir, sans dire qui elle est. Justice et commémorations se répondent : le mémorial de Potočari, près de Srebrenica, ouvre en 2003, et celui de Gisozi, à Kigali, en 2004, l’année du panneau.
Transmettre. Les archives de ces tribunaux forment une mémoire écrite pour l’avenir. L’historienne Hélène Dumas, dans « Le Génocide au village » (2014), s’appuie notamment sur la parole des gacaca pour étudier le génocide à l’échelle locale. En 2024, l’Assemblée générale de l’ONU fait du 11 juillet une journée internationale consacrée au génocide de Srebrenica : la décision judiciaire nourrit ainsi la mémoire internationale.
Partie III : des objectifs en partie atteints, dans des documents à lire avec prudence
Le document 1 est un outil de communication officielle. Le panneau ne décrit pas la réalité d’un procès. Il cherche à convaincre la population de participer. Il ne dit rien des difficultés : absence d’avocats, juges sans formation juridique, pressions et violences contre des témoins. Human Rights Watch a dénoncé ces défauts en 2011. Pour les rescapés, l’aveu qui réduit la peine peut aussi paraître partiel ou calculé.
Une justice au service d’un récit national. Les crimes commis par le Front patriotique rwandais, au pouvoir depuis 1994, n’ont pas été jugés par les gacaca. Des observateurs y voient une justice de vainqueurs. Cette critique ne remet pas en cause la réalité du génocide : elle porte sur le choix des crimes jugés. Le régime de Paul Kagame s’appuie sur la mémoire du génocide pour affirmer son autorité, et une loi de 2008 réprime l’idéologie du génocide, notion assez vague, selon Amnesty International, pour servir aussi contre des opposants. L’objectif de réconciliation est donc inséparable de la consolidation du pouvoir.
Le document 2 est un plaidoyer. Brammertz défend l’institution dont il est le procureur, dans une cérémonie qui se prête à l’éloge. Il fait aussi une demande : il sollicite l’attention de la communauté internationale (lignes 17 et 18) et il valorise ses équipes comme une ressource pour l’avenir (lignes 29 à 32). Il est procureur, donc partie aux procès, et non juge. L’extrait ne dit rien de la longueur et du coût des procédures, ni de l’éloignement de La Haye. Il rappelle que tous les accusés ont été traduits en justice, mais tous n’ont pas été jugés jusqu’au bout : Milošević est mort en 2006, avant le verdict de son procès.
Une justice qui ne suffit pas à unir les mémoires. Le procureur lui-même l’admet : les poursuites ne suffisent pas (lignes 20 à 23), le révisionnisme persiste vingt ans après la création du tribunal, et plus de 2 500 suspects restent à juger en Bosnie-Herzégovine (lignes 35 à 38). Les jugements sont reçus de manière opposée selon les communautés. En novembre 2012, le général croate Ante Gotovina, acquitté en appel, est accueilli en héros à Zagreb, tandis que des Serbes voient dans le tribunal une justice dirigée contre eux. Milorad Dodik, dirigeant des Serbes de Bosnie, a continué de nier le génocide de Srebrenica. En 2021, le haut représentant international en Bosnie-Herzégovine a dû imposer une loi pour réprimer ce déni.
La justice n’est pas l’histoire. Un tribunal juge des individus, à partir des faits retenus par l’accusation. Il ne peut pas expliquer à lui seul un génocide. Ces tribunaux produisent des sources majeures, mais c’est aux historiens de les soumettre à la critique.
Conseil : Le document 2 te donne lui-même ses limites : relève les lignes où le procureur admet ce qui reste à faire. C’est plus fort que de plaquer une critique extérieure.
Introduction rédigée
En 1994, le génocide des Tutsis fait de 800 000 à un million de morts au Rwanda selon les estimations. En juillet 1995, un génocide est commis à Srebrenica, en Europe, pendant les guerres de l’ex-Yougoslavie. Dans les deux cas, juger les coupables apparaît comme une nécessité. Mais un tribunal ne se contente pas de punir.
Le premier document est la photographie d’un panneau d’affichage rwandais de 2004, qui appelle la population à participer aux tribunaux gacaca. Le second est l’allocution de Serge Brammertz, procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, pour le vingtième anniversaire de cette institution, le 27 mai 2013. L’un relève d’une justice locale, à ses débuts, l’autre d’une justice internationale qui dresse son bilan.
Au-delà de la punition des coupables, que cherchent à accomplir ces tribunaux, pour les États et les sociétés, et pour la mémoire de ces crimes ?
Nous verrons d’abord leurs objectifs politiques : mettre fin à l’impunité et reconstruire. Nous étudierons ensuite leurs objectifs mémoriels : établir les faits et reconnaître les victimes. Nous montrerons enfin que ces objectifs ne sont atteints qu’en partie, et que les documents doivent être lus avec prudence.
Conclusion rédigée
Les tribunaux gacaca et le TPIY poursuivent des objectifs comparables à des échelles différentes. Sur le plan politique, ils veulent mettre fin à l’impunité et reconstruire les sociétés et les États. Sur le plan mémoriel, ils établissent les faits, nomment les crimes et reconnaissent les victimes.
Ces objectifs ne sont pourtant atteints qu’en partie. Le panneau de 2004 est un message officiel, au service d’un pouvoir qui contrôle le récit du génocide. L’allocution de 2013 est un plaidoyer, qui reconnaît toutefois que le déni persiste dans l’ex-Yougoslavie.
La justice ne peut donc pas imposer à elle seule une mémoire commune. Elle fournit une base de faits, mais la réconciliation dépend aussi de l’école, des historiens et des choix politiques des générations suivantes.
Les erreurs à éviter sur ce sujet
Raconter la conquête de l’espace de Spoutnik à SpaceX dans la dissertation 1.
Classer les défis (techniques, géopolitiques, juridiques, environnementaux) et montrer comment ils évoluent.
Le sujet porte sur les défis, pas sur la chronologie des exploits. Un récit ne forme pas une démonstration.
Affirmer que le traité de 1967 interdit toute arme et toute activité militaire dans l’espace.
Préciser qu’il interdit l’appropriation nationale et le placement d’armes de destruction massive en orbite.
Les satellites militaires et les tests antisatellites montrent que le traité laisse des zones grises.
Faire commencer la protection de l’environnement en 1972 ou la réduire au climat dans la dissertation 2.
Partir du XIXe siècle, avec les forêts, les nuisances industrielles et les parcs, puis élargir à la biodiversité et au climat.
Le sujet fixe son point de départ. Le changement d’échelle est le cœur du raisonnement.
Présenter les gacaca comme un tribunal international ou les confondre avec le TPIR.
Distinguer les gacaca, juridictions rwandaises locales, du TPIR d’Arusha et du TPIY de La Haye, créés par l’ONU.
La confrontation des documents repose sur cette différence d’échelle, d’acteurs et de méthode.
Paraphraser l’allocution du procureur et prendre ses affirmations pour des faits acquis.
Situer l’auteur et son public, puis relever ce qu’il défend, ce qu’il omet et ce qu’il admet.
Une étude critique évalue la portée des documents. Un procureur qui célèbre son tribunal n’est pas un observateur neutre.
Questions fréquentes
Combien de temps dure l’épreuve de HGGSP et comment est-elle notée ?
L’épreuve dure 4 heures, sans calculatrice ni dictionnaire. Le sujet attribue 10 points à la dissertation et 10 points à l’étude critique de documents.
Faut-il traiter les deux dissertations ?
Non. Le candidat choisit l’une des deux dissertations et traite obligatoirement l’étude critique. Il indique le numéro du sujet choisi sur sa copie. Ce corrigé propose les deux pour que tu puisses t’entraîner.
Ce corrigé couvre-t-il tous les sujets du jour 2 en Métropole ?
Non. Deux sujets ont été publiés pour le jour 2 en Métropole. Ce corrigé traite seulement celui dont le code, 26-HGGSPJ2ME1, figure en bas de chaque page. Le second n’est pas traité ici.
Que faire d’un document iconographique comme le panneau rwandais ?
Décris sa composition, puis explique à qui il s’adresse et ce qu’il veut obtenir. Un panneau officiel ne montre pas la réalité d’un procès : il montre ce que ses auteurs veulent que la population fasse.
Les cours à revoir
Proposition de corrigé rédigée par Meilleur Étudiant, sans valeur officielle : le ministère ne publie pas de corrigé, et le barème réel appartient aux correcteurs. Une erreur ? Écris-nous à contact@meilleuretudiant.fr.