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Corrigé du bac de maths 2026 (Métropole, jour 1)

Le sujet en bref

Quatre exercices : probabilités conditionnelles et inégalité de Bienaymé-Tchebychev, vrai ou faux sur l’espace et le dénombrement, chauffage modélisé par une équation différentielle puis une suite, étude d’une fonction avec ln et calcul d’aire. Il fallait justifier chaque étape, rédiger la récurrence et lire correctement le graphique.

Sujet officiel

Exercice 1 : probabilités et variables aléatoires (5 points)

Des familles réservent ou non une cabine et un emplacement pour un véhicule sur un navire. La partie A utilise un arbre pondéré. La partie B étudie le prix payé avec l’espérance, la variance et l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Ici, non V désigne l’événement contraire de V (V surmonté d’une barre dans le sujet) et P(C sachant V) la probabilité de C sachant V (sur ta copie, V en indice de P).

Partie A, 1. a)

Donner la probabilité qu’une famille réserve une cabine.

L’énoncé indique que 75 % des familles réservent une cabine.

P(C) = 0,75

Partie A, 1. b)

Compléter les quatre pointillés de l’arbre.

30 % des familles réservent un emplacement, donc P(V) = 0,3 et P(non V) = 1 − 0,3 = 0,7.

Parmi les familles qui réservent un emplacement, 80 % réservent une cabine, donc P(C sachant V) = 0,8 et P(non C sachant V) = 1 − 0,8 = 0,2.

Branches de l’arbre : V : 0,3 ; non V : 0,7 ; de V vers C : 0,8 ; de V vers non C : 0,2.

Conseil : Le 0,75 ne se place sur aucune branche : c’est P(C), et non une probabilité conditionnelle.

Partie A, 2.

Calculer la probabilité de réserver à la fois un emplacement et une cabine.

On cherche P(V ∩ C). D’après l’arbre :

P(V ∩ C) = P(V) × P(C sachant V) = 0,3 × 0,8 = 0,24.

P(V ∩ C) = 0,24

Partie A, 3.

Sachant qu’une famille a réservé une cabine, calculer la probabilité qu’elle ait réservé un emplacement.

On cherche P(V sachant C). Par définition d’une probabilité conditionnelle :

P(V sachant C) = P(V ∩ C) / P(C) = 0,24 / 0,75 = 0,32.

P(V sachant C) = 0,32

Conseil : La condition est ici C : le dénominateur est P(C), et non P(V).

Partie A, 4.

Calculer P(C sachant non V), arrondie à 10⁻², puis interpréter.

V et non V forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales :

P(C) = P(V ∩ C) + P(non V ∩ C).

Donc P(non V ∩ C) = 0,75 − 0,24 = 0,51.

Alors P(C sachant non V) = P(non V ∩ C) / P(non V) = 0,51 / 0,7 ≈ 0,73.

Interprétation : parmi les familles qui ne réservent pas d’emplacement pour un véhicule, environ 73 % réservent une cabine.

P(C sachant non V) ≈ 0,73

Partie B, 1.

Justifier les valeurs de E(X) et de V(X).

E(X) = 0 × 0,19 + 70 × 0,06 + 100 × 0,51 + 170 × 0,24 = 0 + 4,2 + 51 + 40,8 = 96.

Pour la variance, on calcule la moyenne pondérée des carrés des écarts à E(X) :

V(X) = (0 − 96)² × 0,19 + (70 − 96)² × 0,06 + (100 − 96)² × 0,51 + (170 − 96)² × 0,24.

V(X) = 9216 × 0,19 + 676 × 0,06 + 16 × 0,51 + 5476 × 0,24.

V(X) = 1751,04 + 40,56 + 8,16 + 1314,24 = 3114.

E(X) = 96 et V(X) = 3114

Partie B, 2. a)

Justifier l’expression de Z en fonction de X et de Y.

Avant la remise, une famille paie X + Y pour les suppléments et les extras.

Une remise de 40 % revient à multiplier le montant par 1 − 40/100 = 0,6.

Donc Z = 0,6(X + Y).

Partie B, 2. b)

En déduire E(Z) et V(Z).

Par linéarité de l’espérance : E(Z) = 0,6 × (E(X) + E(Y)) = 0,6 × (96 + 104) = 0,6 × 200 = 120.

Les variables X et Y sont indépendantes, donc V(X + Y) = V(X) + V(Y) = 3114 + 1686 = 4800.

Comme V(aW) = a²V(W) pour tout réel a : V(Z) = 0,6² × V(X + Y) = 0,36 × 4800 = 1728.

E(Z) = 120 et V(Z) = 1728

Conseil : Cite l’indépendance : c’est elle qui permet d’additionner les variances. Pour l’espérance, elle n’est pas nécessaire.

Partie B, 3. a)

Montrer que E(Mₙ) = 120 et que V(Mₙ) = 1728/n.

Par linéarité de l’espérance : E(Mₙ) = (1/n) × (E(Z₁) + E(Z₂) + … + E(Zₙ)).

Les Zᵢ suivent la même loi que Z, donc E(Mₙ) = (1/n) × n × 120 = 120.

Les Zᵢ sont indépendantes, donc V(Z₁ + Z₂ + … + Zₙ) = V(Z₁) + V(Z₂) + … + V(Zₙ) = n × 1728.

Donc V(Mₙ) = (1/n²) × n × 1728 = 1728/n.

Partie B, 3. b)

Trouver le plus petit n pour lequel l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev garantit P(114 < Mₙ < 126) ≥ 0,85, puis interpréter.

L’intervalle ]114 ; 126[ est centré sur E(Mₙ) = 120, avec un écart de 6. Donc l’événement 114 < Mₙ < 126 équivaut à |Mₙ − 120| < 6.

L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev donne : P(|Mₙ − 120| ≥ 6) ≤ V(Mₙ)/6² = 1728/(36n) = 48/n.

En passant à l’événement contraire : P(114 < Mₙ < 126) = 1 − P(|Mₙ − 120| ≥ 6) ≥ 1 − 48/n.

L’inégalité permet donc d’affirmer le résultat dès que 1 − 48/n ≥ 0,85.

1 − 48/n ≥ 0,85 équivaut à 48/n ≤ 0,15, soit n ≥ 48/0,15 = 320.

Interprétation : pour un échantillon d’au moins 320 familles, la probabilité que le prix moyen payé pour les suppléments et les extras soit strictement compris entre 114 € et 126 € est au moins égale à 0,85.

n = 320

Conseil : L’inégalité donne seulement une garantie. Pour n < 320, elle ne permet pas de conclure, mais cela ne prouve pas que la probabilité soit inférieure à 0,85.

Exercice 2 : vrai ou faux, espace et dénombrement (4 points)

Quatre affirmations à justifier, trois de géométrie dans l’espace et une de dénombrement. Sans justification, la réponse ne rapporte aucun point.

1. a) Affirmation 1

Dire si le plan (P) est orthogonal à (AB) et passe par le milieu de [AB].

Le vecteur AB a pour coordonnées (2 − 3 ; 1 − 0 ; −3 − 2), soit (−1 ; 1 ; −5).

D’après l’équation de (P), le vecteur n de coordonnées (−1 ; 1 ; −5) est normal à (P).

Le vecteur AB est égal à n, donc il est normal à (P). La droite (AB) est orthogonale au plan (P).

Le milieu I de [AB] a pour coordonnées ((3 + 2)/2 ; (0 + 1)/2 ; (2 − 3)/2), soit (2,5 ; 0,5 ; −0,5).

On teste ses coordonnées dans l’équation de (P) : −2,5 + 0,5 − 5 × (−0,5) − 0,5 = −2,5 + 0,5 + 2,5 − 0,5 = 0.

Donc I appartient à (P).

Affirmation 1 : vraie. (P) est le plan médiateur de [AB].

1. b) Affirmation 2

Dire si les droites (d) et (AB) sont sécantes.

Une représentation paramétrique de (AB), passant par A et dirigée par le vecteur AB, est : x = 3 − s, y = s, z = 2 − 5s, avec s ∈ ℝ.

Si les droites avaient un point commun, il existerait deux réels t et s tels que : t = 3 − s, −1,5 − t = s et 2 − 2t = 2 − 5s.

La première équation donne t + s = 3. La deuxième donne t + s = −1,5.

Ces deux égalités sont incompatibles, donc le système n’a pas de solution. Les droites n’ont aucun point commun.

Complément : un vecteur directeur de (d) a pour coordonnées (1 ; −1 ; −2). Il n’est pas colinéaire au vecteur AB (−1 ; 1 ; −5). Les droites ne sont donc pas parallèles : elles sont non coplanaires.

Affirmation 2 : fausse. Les droites (d) et (AB) ne sont pas sécantes.

Conseil : Prends deux paramètres différents, t et s. Avec une seule lettre, tu chercherais un point atteint « au même instant » sur les deux droites, ce qui fausse le raisonnement.

1. c) Affirmation 3

Vérifier si l’angle ACB, arrondi à 10⁻¹, mesure 70,5°.

Vecteur CA (3 − 1,5 ; 0 + 3 ; 2 + 1), soit (1,5 ; 3 ; 3).

Vecteur CB (2 − 1,5 ; 1 + 3 ; −3 + 1), soit (0,5 ; 4 ; −2).

Produit scalaire : vecteur CA · vecteur CB = 1,5 × 0,5 + 3 × 4 + 3 × (−2) = 0,75 + 12 − 6 = 6,75.

Normes : CA² = 1,5² + 3² + 3² = 2,25 + 9 + 9 = 20,25, donc CA = 4,5.

CB² = 0,5² + 4² + (−2)² = 0,25 + 16 + 4 = 20,25, donc CB = 4,5.

On a aussi vecteur CA · vecteur CB = CA × CB × cos(angle ACB).

Donc cos(angle ACB) = 6,75 / (4,5 × 4,5) = 6,75 / 20,25 = 1/3.

À la calculatrice, en degrés : angle ACB ≈ 70,5°.

Affirmation 3 : vraie. cos(angle ACB) = 1/3, donc angle ACB ≈ 70,5°.

Conseil : Pour l’angle en C, pars bien de C : prends les vecteurs CA et CB, et non AC et CB.

2. Affirmation 4

Comparer les chances d’ouvrir la porte A et la porte B au hasard.

Porte A : le code est une suite ordonnée de 3 symboles différents parmi 8. C’est un 3-uplet d’éléments distincts. Il y en a 8 × 7 × 6 = 336.

Clotilde ouvre donc sa porte avec la probabilité 1/336.

Porte B : l’ordre ne compte pas. Un code est une combinaison de 4 symboles parmi 8. Il y en a « 4 parmi 8 » = (8 × 7 × 6 × 5)/(4 × 3 × 2 × 1) = 1680/24 = 70.

Titouan ouvre donc sa porte avec la probabilité 1/70.

Comme 70 < 336, on a 1/70 > 1/336.

Affirmation 4 : vraie. Titouan a une probabilité de 1/70, Clotilde de 1/336.

Exercice 3 : équation différentielle et suite (6 points)

La température d’une pièce est modélisée par une fonction T pendant le chauffage, puis par une suite (uₙ) pendant le refroidissement. Le temps est compté en dizaines de minutes.

Partie A, 1.

Donner les solutions de l’équation différentielle (E).

L’équation est de la forme y′ = ay + b, avec a = −0,035 et b = 0,91.

Ses solutions sont les fonctions t ↦ Ce^(at) − b/a, où C est un réel.

Ici −b/a = 0,91/0,035 = 26.

y(t) = Ce^(−0,035t) + 26, avec C ∈ ℝ.

Partie A, 2.

En déduire l’expression de T(t).

T est solution de (E), donc il existe un réel C tel que T(t) = Ce^(−0,035t) + 26 pour tout t ≥ 0.

La condition T(0) = 18 donne C × e⁰ + 26 = 18, soit C + 26 = 18, donc C = −8.

Ainsi, pour tout t ∈ [0 ; +∞[, T(t) = 26 − 8e^(−0,035t).

Partie A, 3.

Trouver au bout de combien de temps la pièce atteint 20 °C, en heures et minutes.

On résout T(t) = 20 sur [0 ; +∞[.

26 − 8e^(−0,035t) = 20 équivaut à 8e^(−0,035t) = 6, soit e^(−0,035t) = 0,75.

En appliquant ln : −0,035t = ln(0,75), donc t = −ln(0,75)/0,035 ≈ 8,219.

T′(t) = 0,28e^(−0,035t) > 0, donc T est strictement croissante et cette valeur est bien la seule solution.

L’unité est la dizaine de minutes : t ≈ 82,19 minutes, soit 60 + 22 minutes environ.

La pièce atteint 20 °C au bout d’environ 1 h 22 min.

Conseil : Le piège est l’unité : 8,22 n’est ni un nombre d’heures, ni un nombre de minutes.

Partie A, 4.

Dire si la température peut dépasser 28 °C en cas de panne.

Pour tout t ≥ 0, e^(−0,035t) > 0, donc −8e^(−0,035t) < 0.

Donc T(t) = 26 − 8e^(−0,035t) < 26 pour tout t ≥ 0.

Comme 26 < 28, la température reste toujours inférieure à 28 °C.

Non : selon ce modèle, la température reste strictement inférieure à 26 °C, donc elle ne dépassera pas 28 °C.

Partie B, 1.

Montrer que u₁ = 19,72.

Avec n = 0 : u₁ = 0,965 × u₀ + 0,35 + 0,07e⁰ = 0,965 × 20 + 0,35 + 0,07.

u₁ = 19,3 + 0,35 + 0,07 = 19,72.

Partie B, 2.

Démontrer par récurrence que uₙ > 10 pour tout entier naturel n.

Pour tout entier naturel n, on note P(n) la propriété : uₙ > 10.

Initialisation. u₀ = 20 et 20 > 10, donc P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n un entier naturel tel que P(n) soit vraie, c’est-à-dire uₙ > 10. Montrons que uₙ₊₁ > 10.

Comme 0,965 > 0, on a 0,965uₙ > 9,65.

En ajoutant 0,35 : 0,965uₙ + 0,35 > 10.

Or 0,07e^(−0,1n) > 0, car une exponentielle est strictement positive.

Donc 0,965uₙ + 0,35 + 0,07e^(−0,1n) > 10, c’est-à-dire uₙ₊₁ > 10. Ainsi P(n + 1) est vraie.

Conclusion. P(0) est vraie et P est héréditaire. Par récurrence, pour tout entier naturel n, uₙ > 10.

Conseil : Le correcteur regarde les trois étapes et la phrase de conclusion. Justifie aussi le signe du terme en exponentielle.

Partie B, 3.

En déduire que la suite (uₙ) converge.

La suite (uₙ) est décroissante (résultat admis) et minorée par 10 (question 2).

D’après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.

La suite (uₙ) est convergente.

Partie B, 4. a)

Justifier que ℓ vérifie x = 0,965x + 0,35.

Quand n tend vers +∞, −0,1n tend vers −∞, donc e^(−0,1n) tend vers 0.

Donc 0,965uₙ + 0,35 + 0,07e^(−0,1n) tend vers 0,965ℓ + 0,35.

Par ailleurs, uₙ₊₁ tend vers ℓ.

Par unicité de la limite, ℓ = 0,965ℓ + 0,35.

Partie B, 4. b)

Déterminer ℓ et interpréter.

ℓ = 0,965ℓ + 0,35 équivaut à 0,035ℓ = 0,35, soit ℓ = 0,35/0,035 = 10.

Interprétation : si le chauffage ne se remettait jamais en marche, la température de la pièce se rapprocherait de 10 °C à long terme.

ℓ = 10

Partie B, 5. a)

Compléter les lignes 4, 5 et 6 du programme Python.

Ligne 4 : la boucle continue tant que la température est strictement supérieure à 18 °C.

Ligne 5 : on applique la relation de récurrence. Ligne 6 : on augmente n de 1.

Le sujet ne demande que ces trois lignes et ne montre aucun import. Pour que le programme s’exécute, exp doit être importée : on ajoute from math import exp en tête.

from math import exp

def marche():
    n = 0
    u = 20
    while u > 18:
        u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*exp(-0.1*n)
        n = n + 1
    return n

Conseil : L’ordre compte : à la ligne 5, n vaut encore l’ancien indice, comme dans la formule de uₙ₊₁. La condition d’arrêt est u ≤ 18, donc la boucle s’écrit avec u > 18.

Partie B, 5. b)

Déterminer à partir de quand le chauffage se remet en marche.

À la calculatrice, on obtient les valeurs arrondies suivantes :

u₅ ≈ 18,64 ; u₆ ≈ 18,38 ; u₇ ≈ 18,12 ; u₈ ≈ 17,87.

On a u₇ > 18 et u₈ ≤ 18. La suite étant décroissante, n = 8 est le premier rang pour lequel uₙ ≤ 18.

Le chauffage se remet en marche au bout de 8 dizaines de minutes, soit 80 minutes.

Exercice 4 : étude d’une fonction avec logarithme (5 points)

La partie A retrouve les réels a et b à partir du graphique de la page 7 du sujet. La partie B étudie f(x) = 1 + 4ln(x + 1)/(x + 1) : limite, variations, équation et aire.

Partie A, 1.

Justifier que a = 1.

Le point A(0 ; 1) appartient à la courbe, donc f(0) = 1.

Or f(0) = a + b ln(1)/1 = a, car ln(1) = 0.

Donc a = 1.

Partie A, 2. a)

Lire f′(0) sur le graphique en justifiant.

f′(0) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point A, d’abscisse 0.

Sur le graphique, cette tangente passe par A(0 ; 1) et par le point de coordonnées (1 ; 5).

Donc f′(0) = (5 − 1)/(1 − 0) = 4.

f′(0) = 4

Partie A, 2. b)

Donner le signe de f″(1) à partir du graphique en justifiant.

Au voisinage de x = 1, la courbe est située en dessous de ses tangentes : la fonction f y est concave.

De manière équivalente, le coefficient directeur des tangentes diminue quand x augmente autour de 1, donc f′ y est décroissante.

Une fonction concave a une dérivée seconde négative. On en déduit que f″(1) est négatif.

f″(1) < 0

Conseil : Ne confonds pas f″ et f′ : en x = 1, la fonction est encore croissante, donc f′(1) > 0, alors que f″(1) < 0. Le calcul avec la fonction de la partie B confirme : f″(1) = (2ln 2 − 3)/2 ≈ −0,81.

Partie A, 3. a)

Démontrer l’expression de f′(x).

Sur ]−1 ; +∞[, on pose u(x) = ln(x + 1) et v(x) = x + 1. Alors u′(x) = 1/(x + 1) et v′(x) = 1.

La dérivée de a est nulle. Avec la formule (u/v)′ = (u′v − uv′)/v² :

f′(x) = b × [ (1/(x + 1)) × (x + 1) − ln(x + 1) × 1 ] / (x + 1)².

Comme (1/(x + 1)) × (x + 1) = 1, on obtient f′(x) = b(1 − ln(x + 1))/(x + 1)².

Partie A, 3. b)

En déduire la valeur de b.

D’après la question précédente, f′(0) = b(1 − ln(1))/1² = b.

Or f′(0) = 4 d’après la question 2. a).

Donc b = 4.

b = 4

Partie B, 1.

Justifier que la droite d’équation y = 1 est asymptote à la courbe.

On pose X = x + 1. Quand x tend vers +∞, X tend vers +∞.

Par croissances comparées, ln(X)/X tend vers 0 quand X tend vers +∞.

Donc, par composition, ln(x + 1)/(x + 1) tend vers 0 quand x tend vers +∞.

Ainsi, la limite de f en +∞ est 1 + 4 × 0 = 1.

La droite d’équation y = 1 est asymptote horizontale à la courbe en +∞.

Partie B, 2.

Résoudre 1 − ln(x + 1) > 0 sur ]−1 ; +∞[.

Sur ]−1 ; +∞[, on a x + 1 > 0.

1 − ln(x + 1) > 0 équivaut à ln(x + 1) < 1.

La fonction exponentielle étant strictement croissante, cela équivaut à x + 1 < e, soit x < e − 1.

L’ensemble des solutions est ]−1 ; e − 1[.

Partie B, 3.

Dresser le tableau de variation complet de f avec la valeur exacte de l’extremum.

Avec b = 4, on a f′(x) = 4(1 − ln(x + 1))/(x + 1)² sur ]−1 ; +∞[.

Comme 4 > 0 et (x + 1)² > 0, f′(x) a le signe de 1 − ln(x + 1).

D’après la question 2 : f′(x) > 0 sur ]−1 ; e − 1[, f′(e − 1) = 0 et f′(x) < 0 sur ]e − 1 ; +∞[.

Valeur du maximum : f(e − 1) = 1 + 4ln(e)/e = 1 + 4/e ≈ 2,47.

Tableau de variation :

x : −1, puis e − 1, puis +∞.

Signe de f′(x) : + avant e − 1, 0 en e − 1, − après e − 1.

Variations de f : croissante de −∞ (limite en −1) jusqu’à 1 + 4/e, puis décroissante jusqu’à 1 (limite en +∞).

f admet un maximum égal à 1 + 4/e, atteint en x = e − 1.

Partie B, 4.

Montrer que f(x) = 1,5 a une unique solution sur [2 ; +∞[ et en donner un arrondi à 10⁻¹.

Comme e − 1 ≈ 1,72 < 2, la fonction f est strictement décroissante sur [2 ; +∞[. Elle y est aussi continue, car dérivable.

f(2) = 1 + 4ln(3)/3 ≈ 2,46 et la limite de f en +∞ est 1.

Or 1 < 1,5 < f(2), donc 1,5 est compris entre la limite en +∞ et f(2).

D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f(x) = 1,5 admet une unique solution α sur [2 ; +∞[.

À la calculatrice : f(25,05) ≈ 1,5006 et f(25,15) ≈ 1,4993.

Comme f(25,05) > 1,5 > f(25,15), on a 25,05 < α < 25,15.

α ≈ 25,1

Conseil : Pour arrondir à 10⁻¹, encadre α entre 25,05 et 25,15. Un encadrement entre 25 et 25,1 ne suffit pas : il laisse possible l’arrondi 25,0.

Partie B, 5. a)

Calculer l’intégrale de 0 à 2 de ln(x + 1)/(x + 1) dx.

On pose u(x) = ln(x + 1), donc u′(x) = 1/(x + 1).

La fonction à intégrer s’écrit u′ × u. Une primitive est (1/2)u², soit x ↦ (1/2)(ln(x + 1))².

L’intégrale vaut donc (1/2)(ln 3)² − (1/2)(ln 1)² = (1/2)(ln 3)², car ln 1 = 0.

Partie B, 5. b)

En déduire l’aire du domaine compris entre la courbe, l’axe des abscisses, l’axe des ordonnées et la droite x = 2.

Pour x ∈ [0 ; 2], on a x + 1 ≥ 1, donc ln(x + 1) ≥ 0. Ainsi f(x) ≥ 1 > 0 sur [0 ; 2].

La fonction f étant continue et positive sur [0 ; 2], l’aire cherchée est, en unités d’aire, l’intégrale de 0 à 2 de f(x) dx.

Par linéarité : intégrale de 0 à 2 de f(x) dx = intégrale de 0 à 2 de 1 dx + 4 × intégrale de 0 à 2 de ln(x + 1)/(x + 1) dx.

Cela donne 2 + 4 × (1/2)(ln 3)² = 2 + 2(ln 3)².

Aire = 2 + 2(ln 3)² u.a., soit environ 4,41 u.a.

Conseil : Justifie le signe de f sur [0 ; 2] avant d’écrire que l’aire est égale à l’intégrale.

Les erreurs à éviter sur ce sujet

  • Répondre 0,8 à la partie A, question 3 de l’exercice 1.

    Calculer P(V sachant C) = 0,24/0,75 = 0,32.

    La famille a réservé une cabine : la condition est C. Le 0,8 est P(C sachant V), la probabilité inverse.

  • Écrire V(Z) = 0,6 × 4800 = 2880.

    Écrire V(Z) = 0,6² × 4800 = 0,36 × 4800 = 1728.

    Un coefficient multiplicateur sort de la variance au carré.

  • Majorer par 1728/(6n) dans l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev.

    Diviser V(Mₙ) par 6² = 36, ce qui donne 48/n et n ≥ 320.

    L’écart à la moyenne intervient au carré dans la majoration.

  • Compter 8 × 7 × 6 × 5 = 1680 codes pour la porte B.

    Compter les combinaisons : « 4 parmi 8 » = 70.

    Les symboles de la porte B peuvent être saisis dans n’importe quel ordre, donc l’ordre ne distingue pas deux codes.

  • Annoncer 8,22 minutes ou 8 h 13 min pour atteindre 20 °C.

    Convertir 8,219 dizaines de minutes en 82 minutes, soit 1 h 22 min.

    Dans l’exercice 3, t est exprimé en dizaines de minutes.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l’épreuve de maths du 16 juin 2026 ?

L’épreuve dure 4 heures. La calculatrice en mode examen est autorisée, tout comme une calculatrice sans mémoire de type collège.

Comment les points sont-ils répartis sur ce sujet ?

Le sujet annonce 5 points pour l’exercice 1, 4 pour l’exercice 2, 6 pour l’exercice 3 et 5 pour l’exercice 4. Les quatre exercices sont obligatoires.

Faut-il justifier les réponses dans le vrai ou faux ?

Oui. Le sujet précise qu’une réponse non justifiée ne rapporte aucun point. Pour une affirmation fausse, un calcul ou un contre-exemple suffit.

Les recherches inachevées comptent-elles ?

Oui. Le sujet indique que les traces de recherche, même incomplètes, sont valorisées. Écris ta démarche même si tu ne termines pas un calcul.

Les cours à revoir

Proposition de corrigé rédigée par Meilleur Étudiant, sans valeur officielle : le ministère ne publie pas de corrigé, et le barème réel appartient aux correcteurs. Une erreur ? Écris-nous à contact@meilleuretudiant.fr.