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Corrigé du brevet d’histoire-géo et EMC 2023 (Métropole)

Le sujet en bref

Le sujet croise le témoignage d’une enfant de Carcassonne et une affiche de 1918 pour montrer le rôle des civils pendant la Première Guerre mondiale. Il demande ensuite un développement construit sur les espaces de faible densité, un schéma d’aire urbaine et une carte. L’EMC porte sur le conseil municipal des jeunes, avec un discours de candidature à écrire.

Sujet officiel

Exercice 1 : analyser des documents en histoire (20 points)

Thème : civils et militaires dans la Première Guerre mondiale. Le document 1 est le témoignage de Juliette Eychenne-Bareil, qui a sept ans en 1914 et vit à Carcassonne. Le document 2 est une affiche de 1918, que le sujet attribue à Raoul Cabrol ; elle porte la signature TEL. Le texte n’a pas de numéros de ligne : les renvois se font par paragraphe.

Question 1

Dire de quel type de document il s’agit.

Ce document est un témoignage : une personne raconte ce qu’elle a vécu. Il s’agit de Juliette Eychenne-Bareil, une civile qui a sept ans en 1914 et qui vit à Carcassonne, dans le sud de la France.

Ce témoignage a été recueilli et publié en 1983 dans l’ouvrage Années cruelles. 1914-1918. Ce sont donc des souvenirs racontés longtemps après : le livre paraît 65 ans après la fin de la guerre. D’après les dates, elle a alors environ 76 ans (7 ans en 1914, 69 ans plus tard).

Un témoignage de civile sur son enfance en guerre, recueilli et publié en 1983.

Conseil : Le piège est dans le titre du document. Il ne s’agit pas d’un texte écrit par une enfant en 1914, mais de souvenirs racontés bien plus tard. Lis toujours la source en bas du document.

Question 2

Repérer trois passages qui montrent ce que les civils ont enduré.

Sur ta copie, recopie chaque passage entre guillemets. Pour ne pas reproduire le livre ici, voici où ils se trouvent et ce qu’ils montrent. Trois suffisent.

La misère : à la fin de l’avant-dernier paragraphe, la mère travaille chaque jour pour un salaire faible, et pourtant « c’était quand même la misère ».

La faim : recopie la première phrase du dernier paragraphe, qui indique que c’est surtout le pain qui a manqué.

Les pénuries et l’attente : recopie la phrase suivante, jusqu’aux deux-points. Elle décrit les très longues files d’attente pour obtenir 2 kg de pommes de terre par personne.

Autres passages possibles : dans le paragraphe sur les écoles devenues hôpitaux, la tristesse de voir arriver les trains de blessés et le manque de beaucoup de choses. Dans l’avant-dernier paragraphe, la grande pénibilité du travail des femmes à l’usine.

Conseil : « Relevez » veut dire recopier mot pour mot, entre guillemets. Varie les souffrances si tu peux : pauvreté, faim, épreuve morale ou travail pénible.

Question 3

Expliquer ce que ce texte nous apprend de plus que le récit d’un combattant.

Ce que dit le document. Le récit se passe loin du front, à Carcassonne. Il ne parle ni de combats ni de tranchées. Il décrit la gare, les trains de blessés, les écoles devenues hôpitaux, le travail des femmes, le manque de nourriture.

Ce qu’on en déduit. Un soldat raconterait surtout le front : les tranchées, les bombardements, la peur de la mort. Ce texte apporte le point de vue de l’arrière, celui d’une enfant et des femmes de sa famille. Il montre que la guerre touche aussi ceux qui ne combattent pas, même très loin du front, et qu’elle bouleverse toute la vie quotidienne.

Il montre aussi une évolution, du moins dans la mémoire de ce témoin : l’enthousiasme du départ en 1914 laisse vite place à la tristesse et aux privations.

Ce regard a ses limites. C’est le souvenir d’une enfant, raconté très longtemps après, et il ne vaut que pour une famille d’une ville du sud de la France.

Conseil : Le mot attendu est « l’arrière », opposé au front. La phrase qui rapporte un point de vue de soldat vient de ton cours, pas du document : dis-le clairement.

Question 4

Décrire l’affiche en expliquant comment ses personnages figurent le front et l’arrière.

En haut de l’affiche : le front. Un soldat français, casqué et barbu, est accroupi au bord d’un trou, son fusil à la main. Autour de lui, le paysage est ravagé : un arbre mort à gauche, un sol nu, et de petites silhouettes de soldats à l’horizon, à droite. C’est un poilu sur le champ de bataille.

En bas de l’affiche : l’arrière. Deux civils sont vus de dos, au premier plan. Un homme en chapeau et long manteau sombre lève le bras. À côté de lui, une fillette en manteau rouge, avec un chapeau et un manchon, lève aussi le bras vers le haut et tend un petit objet rond, sans doute une grenade. Tous deux représentent la population restée à l’arrière.

Entre les deux : une caisse de munitions. L’homme pousse la caisse vers le haut et le soldat tend la main pour la saisir. Cette caisse relie les deux mondes : le front a besoin de l’arrière, et l’arrière ravitaille le front.

À droite, le texte, en grandes lettres rouges et noires, présente cet emprunt comme celui des toutes dernières munitions, puis demande aux Français un effort de plus.

Conseil : Une bonne description suit l’image dans l’espace (haut, bas, premier plan) et dit ce que chaque personnage représente. Il faut surtout voir le geste qui les unit : la caisse qui passe de main en main.

Question 5

Dire à quoi sert cette affiche.

Ce que dit le document. Le titre du document 2 indique que l’affiche appelle les civils à poursuivre l’effort de guerre en participant au quatrième emprunt. Le texte s’adresse directement aux Français.

Ce qu’on en déduit. C’est une affiche de propagande. Son objectif est de convaincre les civils de prêter leur argent à l’État, qui le remboursera plus tard, pour financer la fin de la guerre.

L’image traduit cette idée simplement : l’argent prêté devient des munitions pour le soldat. Le titre de l’affiche laisse croire que la victoire est proche, puisque ces munitions seraient les dernières.

L’affiche cherche aussi à toucher les sentiments. La présence d’une enfant montre que tout le monde doit aider. L’appel à un effort de plus laisse deviner une population fatiguée, après quatre ans de guerre, qu’il faut encore mobiliser.

Convaincre les Français de prêter leur argent à l’État pour financer la fin de la guerre.

Conseil : Définis le mot « emprunt » : c’est lui qui donne le sens de l’affiche. Sans cela, on croit à tort que les civils apportent vraiment des munitions au front. L’image est symbolique.

Question 6

Croiser les deux documents pour montrer comment les civils contribuent à l’effort de guerre.

Par le travail (document 1). Comme les hommes sont partis, les femmes les remplacent à l’usine. À Carcassonne, une fonderie, l’usine Plancard, fabrique des obus grâce à elles. D’autres femmes cousent des vêtements militaires chez elles, pour un salaire faible.

Par les soins (document 1). Les écoles sont transformées en hôpitaux militaires et les dames de la Croix-Rouge se dévouent pour les blessés.

Par l’argent (document 2). L’État demande aux Français de lui prêter leur épargne. L’affiche montre ainsi l’homme et la fillette qui ravitaillent le soldat en munitions.

Par les privations (document 1). Les civils supportent le manque de pain et de pommes de terre, et font de très longues queues.

Ce qu’on en déduit. Toute la société est mobilisée, les femmes, les hommes restés à l’arrière et même les enfants, y compris loin du front. Le front ne peut pas tenir sans l’arrière. C’est l’une des caractéristiques d’une guerre totale.

Les deux documents ne donnent pourtant pas la même image. L’affiche présente un effort simple et partagé par tous, car elle veut convaincre. Le témoignage rappelle son prix : le travail en usine est vu comme un geste patriotique, mais il est très dur, mal payé, et il n’empêche pas la misère.

Conseil : Appuie chaque idée sur un document précis et utilise les deux. L’expression « guerre totale » est attendue. Tu peux ajouter un exemple du cours, comme les femmes qui remplacent les hommes aux champs, à condition de préciser qu’il ne vient pas des documents.

Exercice 2 : raisonner et utiliser des repères géographiques (20 points)

Thème du développement construit : les espaces de faible densité et leurs atouts. Le sujet laisse libre le choix de l’exemple : voici deux textes, sur un espace rural et sur une vallée de montagne. Sur ta copie, tu n’en traites qu’un seul. La seconde partie se fait sur l’annexe de la page 9.

1. Développement construit : ce qui est attendu

Présenter en une vingtaine de lignes, à partir d’un exemple, les atouts et les dynamiques des espaces de faible densité en France.

La consigne donne le plan : les atouts, puis les dynamiques, c’est-à-dire les évolutions en cours. Il faut une introduction, des paragraphes séparés et une courte conclusion.

L’exemple doit être précis et localisé : un parc, une vallée, un département. Les deux textes suivants sont des propositions : un autre exemple ou un autre plan bien argumenté est aussi valable.

Conseil : Un développement construit est un texte rédigé, sans liste ni titres. Le correcteur regarde la localisation de l’exemple et le vocabulaire : faible densité, tourisme vert, néo-ruraux, désenclavement, patrimoine. Ne décris pas seulement les difficultés : le sujet porte sur les atouts.

1. Exemple rédigé : l’Aveyron, un espace rural

Les espaces de faible densité sont des espaces où peu d’habitants vivent sur une grande surface : campagnes, montagnes ou secteurs touristiques peu urbanisés. Longtemps vus comme des territoires en déclin, ils ont de réels atouts. L’Aveyron, département rural du sud du Massif central, en offre un bon exemple.

Ce territoire possède d’abord des atouts agricoles. Sur les plateaux calcaires des Causses, on élève des brebis. Leur lait sert à fabriquer le roquefort, affiné dans les caves de Roquefort-sur-Soulzon. Protégé dès 1925 par une appellation d’origine, ce fromage est un produit de qualité, lié à son terroir et vendu bien au-delà de la France.

Le territoire a aussi des atouts naturels et patrimoniaux. Ses grands espaces et ses paysages, protégés par le parc naturel régional des Grands Causses, attirent des touristes qui cherchent le calme et la nature. Les Causses et les Cévennes sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2011. C’est le tourisme vert.

Ces espaces connaissent aussi des dynamiques. L’Aveyron a longtemps perdu des habitants à cause de l’exode rural, mais il se désenclave. L’autoroute A75, avec le viaduc de Millau ouvert en 2004, le relie mieux au reste de la France, et ce pont attire lui-même des visiteurs. Grâce à Internet et au télétravail, des néo-ruraux peuvent s’installer à la campagne. Le territoire reste pourtant fragile : la population vieillit et, dans certains villages, les médecins et les commerces manquent.

Les espaces de faible densité ne sont donc pas des espaces vides. Ils valorisent leurs productions, leurs paysages et leur cadre de vie, mais leur avenir dépend du maintien des services et de l’emploi.

Conseil : Termine par un bilan nuancé : le correcteur apprécie que tu voies à la fois les atouts et les fragilités. Ne garde que les dates dont tu es sûr.

1. Autre exemple rédigé : la Tarentaise, une vallée de montagne

En France, les montagnes font partie des espaces de faible densité : le relief et le climat y limitent le peuplement. Ces espaces ne sont pourtant pas à l’écart du développement. La Tarentaise, vallée de Savoie dans les Alpes du Nord, le montre bien.

Son premier atout est la neige. Après la Seconde Guerre mondiale, de grandes stations de ski ont été aménagées en altitude, comme Courchevel, La Plagne ou Les Arcs. Les Jeux olympiques d’hiver d’Albertville, en 1992, ont renforcé leur renommée et amélioré les routes. Ces stations accueillent des touristes venus du monde entier, et le train permet de rejoindre Bourg-Saint-Maurice.

La vallée a d’autres ressources. Le parc national de la Vanoise, créé en 1963, protège une nature exceptionnelle et attire des randonneurs. L’agriculture de montagne produit un fromage de qualité, le beaufort. Les barrages, comme celui de Tignes, fournissent de l’hydroélectricité.

Cet espace est très dynamique, mais il change. Sa population varie selon les saisons : en hiver, touristes et travailleurs saisonniers s’ajoutent aux habitants permanents. Les logements deviennent chers pour ceux qui vivent là toute l’année. Le réchauffement climatique menace aussi l’enneigement. Les stations produisent de la neige de culture et développent les activités d’été, comme la randonnée et le VTT, pour devenir des stations de quatre saisons. Il faut enfin concilier ces aménagements et la protection de la nature.

La Tarentaise montre ainsi qu’un espace peu peuplé peut être très attractif. Sa réussite repose pourtant sur le tourisme, qu’elle doit adapter au changement climatique.

Conseil : Pense à relier l’exemple au sujet général : dis pourquoi cette vallée est un espace de faible densité avant d’énumérer ses atouts. Une station n’est pas densément peuplée toute l’année : c’est la saisonnalité qui fait son originalité.

2. Question 1. a) Les trois espaces de l’aire urbaine

Compléter la légende du schéma en nommant les trois espaces d’une aire urbaine.

La légende se lit du centre vers la périphérie, dans l’ordre du schéma.

Hachures, au centre : ville-centre.

Gris foncé, autour : banlieue.

Pointillés, à l’extérieur : couronne périurbaine, ou espace périurbain.

La ville-centre est la commune principale, qui concentre emplois et services. La banlieue est formée des communes urbanisées qui l’entourent sans interruption. La couronne périurbaine regroupe des communes plus rurales dont beaucoup d’habitants vont travailler dans la ville et sa banlieue.

Conseil : Ne confonds pas banlieue et périurbain : la banlieue est collée à la ville-centre, le périurbain mêle maisons et champs. Depuis 2020, l’Insee parle d’aire d’attraction des villes, mais le sujet emploie aire urbaine : garde son vocabulaire.

2. Question 1. b) Les mobilités

Ajouter sur le schéma et dans la légende un figuré pour les mobilités.

Il s’agit surtout des mobilités pendulaires : les habitants de la couronne périurbaine font chaque jour l’aller-retour entre leur domicile et leur travail, situé dans la ville-centre ou la banlieue.

Le bon figuré est donc une flèche à deux pointes (↔), qui exprime l’aller-retour. Trace deux ou trois de ces flèches entre la couronne périurbaine et la ville-centre, en traversant la banlieue. Reproduis ensuite la même flèche dans la légende, à gauche du mot « Mobilités ».

Conseil : Les quatre flèches déjà dessinées, tournées vers l’extérieur, représentent l’étalement urbain. Ton figuré doit s’en distinguer : deux pointes, ou une autre couleur. Le figuré du schéma et celui de la légende doivent être identiques.

2. Question 2. Six aires urbaines sur la carte

Placer et nommer six aires urbaines sur le fond de carte.

Le fond porte déjà des points noirs, sans aucun nom. Il suffit d’en choisir six et d’écrire le nom à côté. Sers-toi des fleuves et des frontières pour ne pas te tromper. Les zones grises sont des massifs montagneux, pas des villes.

Paris : sur la Seine, le point le plus éloigné de la mer. Le point plus proche de la Manche est Rouen.

Lille : à l’extrême nord, contre la frontière belge.

Lyon : sur le Rhône, à l’endroit où le fleuve tourne vers le sud.

Marseille : sur la Méditerranée, à l’est de l’embouchure du Rhône.

Bordeaux : sur la Garonne, le point le plus proche de l’océan.

Toulouse : sur la Garonne, plus en amont, au nord des Pyrénées.

Autres choix possibles sur la carte : Nantes (sur la Loire, près de l’océan), Strasbourg (sur le Rhin, à la frontière allemande), Nice (près de la frontière italienne), Montpellier (sur la côte, à l’ouest du Rhône), Grenoble (dans les Alpes). Les encadrés permettent aussi de placer une aire urbaine d’outre-mer, comme Fort-de-France en Martinique ou Cayenne en Guyane.

Par exemple : Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux et Toulouse.

Conseil : Écris les noms à l’horizontale, en toutes lettres et sans chevaucher les fleuves. Choisis six villes que tu places sans hésiter : une grande ville mal placée ne t’apporte rien.

Exercice 3 : enseignement moral et civique (10 points)

Situation pratique sur l’engagement citoyen des jeunes. Le document 1 vient du site de la mairie de Reims (2022), le document 2 est une affiche des élections du conseil municipal des jeunes de Margencel, en Haute-Savoie, datée de 2021.

Question 1

Donner deux conditions pour entrer au conseil municipal des jeunes de Reims.

Être collégien, de la sixième à la troisième.

Avoir un lien avec la ville : habiter à Reims ou y être scolarisé.

Conseil : Il ne faut pas forcément habiter Reims : être scolarisé dans la ville suffit. Les deux conditions sont dans le premier paragraphe.

Question 2

Nommer deux thèmes sur lesquels travaille ce conseil.

Deux thèmes parmi ceux que cite le deuxième paragraphe : l’environnement et la solidarité.

Le texte en donne d’autres, tout aussi corrects : la culture, les sports et loisirs, la santé.

Question 3

Expliquer en quoi le slogan de l’affiche montre que ce conseil fonctionne de manière démocratique.

Ce que dit le document. Le slogan s’adresse directement aux jeunes et leur offre deux façons d’agir : se porter candidat ou voter. Il précise que les élus seront leurs représentants. Le bas de l’affiche détaille la procédure : un dossier de candidature à déposer en mairie jusqu’au 26 février 2021, puis des élections du 15 au 19 mars 2021.

Ce qu’on en déduit. Ce conseil est une instance démocratique pour trois raisons.

Ses membres sont élus : ce ne sont pas les adultes qui les désignent, ce sont les jeunes qui les choisissent par le vote.

La candidature est ouverte : chaque jeune concerné, de 9 à 15 ans, peut se présenter ou voter.

Le système est représentatif : les jeunes élus parlent au nom de tous les autres. Cela reproduit le fonctionnement du conseil municipal des adultes, élu par les électeurs de la commune.

Conseil : Définis la démocratie à partir des mots du slogan : élection, candidat, vote, représentant. Attention : seule l’affiche de Margencel parle d’élections. Le document 1 ne dit pas comment sont choisis les jeunes de Reims.

Question 4

Écrire le discours d’un candidat au conseil municipal des jeunes : ses motivations, puis une action citoyenne qu’il veut défendre.

Exemple de discours, à adapter :

Mesdames et Messieurs les élus, chers camarades,

Je me présente au conseil municipal des jeunes parce que je veux agir pour notre commune, et pas seulement en parler. Je ne promets pas de tout changer. Je veux simplement prendre ma part dans une vie collective qui nous concerne, nous aussi.

Ma première motivation est de faire entendre les jeunes. Nous voyons chaque jour ce qui marche et ce qui manque autour de nous. Nos idées méritent d’être écoutées, sur l’environnement, le sport, la culture ou la solidarité. Ma seconde motivation est d’apprendre. Préparer un projet, en discuter, défendre une idée et accepter celle d’un autre : voilà ce qu’est la démocratie, et je veux la pratiquer dès maintenant.

Le projet qui me tient à cœur touche à la solidarité : des ateliers numériques entre générations. Beaucoup de démarches se font désormais en ligne, et certaines personnes âgées se retrouvent seules devant leur téléphone ou leur ordinateur. Nous, les jeunes, savons utiliser ces outils. Mettons ce savoir à leur service.

Je propose un atelier gratuit, un mercredi après-midi par mois, dans une salle prêtée par la mairie. Des collégiens volontaires aideraient les habitants, par petits groupes, à envoyer un message, à retrouver une photo ou à faire une démarche en ligne. Nous pourrions travailler avec une association de la commune, et des affiches chez les commerçants feraient connaître ces rencontres.

Cette action coûterait peu. Elle rendrait service à ceux qui en ont besoin, et elle créerait des liens entre des générations qui se parlent trop peu. La citoyenneté, ce n’est pas seulement voter un jour : c’est aussi s’occuper des autres.

Si vous m’élisez, je représenterai tous les jeunes, y compris ceux qui n’auront pas voté pour moi. Je vous tiendrai au courant de nos projets. Engageons-nous ensemble pour notre commune. Je vous remercie.

Conseil : Le correcteur vérifie trois choses : la forme d’un discours (adresse au public, formule finale), de vraies motivations et une action concrète (qui, où, quand, comment). Une autre action convient aussi, comme un ramassage des déchets ou une collecte pour une association. Ne signe pas et ne cite ni ton nom, ni celui d’un camarade, ni celui de ton collège.

Les erreurs à éviter sur ce sujet

  • Écrire que le document 1 a été rédigé par une enfant pendant la guerre.

    Préciser que ce sont des souvenirs d’enfance, recueillis et publiés en 1983.

    La source, sous le texte, donne la date. Ce recul de plus de 60 ans fait partie de la critique du document.

  • Croire que les civils de l’affiche apportent vraiment des munitions au front.

    Expliquer que la scène est symbolique : l’argent prêté à l’État finance les munitions.

    Le document 2 est une affiche d’emprunt. Sa question centrale est celle du financement de la guerre.

  • Répondre à la question 6 avec le seul témoignage, ou recopier les réponses précédentes.

    Classer les formes de participation (travail, soins, argent, privations) en citant les deux documents.

    La question porte sur les documents 1 et 2, et attend une conclusion sur la guerre totale.

  • Inverser banlieue et couronne périurbaine, ou reprendre pour les mobilités la flèche de l’étalement urbain.

    Nommer de l’intérieur vers l’extérieur ville-centre, banlieue, couronne périurbaine, et tracer une flèche à deux pointes.

    L’étalement urbain a déjà sa flèche dans la légende. Deux phénomènes ne peuvent pas avoir le même figuré.

  • Parler dans le développement construit de la seule « diagonale du vide », sans exemple localisé ni atout.

    Partir d’un exemple précis et présenter d’abord ses atouts, puis ses dynamiques.

    La consigne demande un exemple et insiste sur les atouts, pas seulement sur le déclin.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l’épreuve et comment sont répartis les points ?

L’épreuve dure 2 heures et compte 50 points. Sur ce sujet : 20 points pour l’exercice 1, 20 pour l’exercice 2 et 10 pour l’EMC. Le dictionnaire et la calculatrice sont interdits.

Quel exemple fallait-il choisir pour le développement construit ?

Le choix était libre : un espace rural, une montagne ou un secteur touristique peu urbanisé. Prends celui que tu as étudié en classe, à condition de savoir le localiser et d’en citer des atouts précis.

Que faire de la page en annexe ?

Tu complètes directement la page 9, tu la détaches et tu la places dans ta copie. Tu n’y écris aucun signe distinctif, ni nom ni signature. La page 8, barrée d’une croix, est vide : c’est normal.

Combien de lignes pour le discours d’EMC ?

Le sujet ne fixe aucune longueur. Vise une quinzaine à une vingtaine de lignes, assez pour présenter tes motivations et décrire ton action de façon concrète.

Les cours à revoir

Proposition de corrigé rédigée par Meilleur Étudiant, sans valeur officielle : le ministère ne publie pas de corrigé, et le barème réel appartient aux correcteurs. Ce sujet date d’avant la note sur 20 du brevet : son barème suit l’ancienne notation. Une erreur ? Écris-nous à contact@meilleuretudiant.fr.