Le sujet en bref
Épreuve du mercredi 18 juin 2025, 4 heures, quatre exercices : chutes en roller et temps d’attente jusqu’à l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, droites, plan et projeté orthogonal dans l’espace, vrai ou faux sur les suites, la convexité et le logarithme, puis freinage d’un chariot avec une équation différentielle et une intégration par parties.
Exercice 1 : chutes en roller et temps d’attente (5 points)
Les deux parties sont indépendantes. La partie A va de l’arbre pondéré à la loi binomiale. La partie B utilise l’espérance, la variance et l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Ici, non A désigne l’événement contraire de A (A surmonté d’une barre dans le sujet) et P(B sachant A) la probabilité de B sachant A (sur ta copie, A en indice de P).
Partie A, 1.
Construire l’arbre pondéré qui décrit l’expérience.
Premier niveau : P(A) = 0,6, donc P(non A) = 1 − 0,6 = 0,4.
Depuis A : P(B sachant A) = 0,3, donc P(non B sachant A) = 1 − 0,3 = 0,7.
Depuis non A : P(B sachant non A) = 0,4, donc P(non B sachant non A) = 1 − 0,4 = 0,6.
Branches de l’arbre : A : 0,6 ; non A : 0,4 ; de A vers B : 0,3 ; de A vers non B : 0,7 ; de non A vers B : 0,4 ; de non A vers non B : 0,6.
Conseil : Dans chaque groupe de branches issues d’un même nœud, la somme des probabilités vaut 1.
Partie A, 2.
Calculer P(non A ∩ non B) et interpréter ce résultat.
P(non A ∩ non B) = P(non A) × P(non B sachant non A) = 0,4 × 0,6 = 0,24.
Interprétation : la probabilité qu’une personne choisie au hasard ne chute à aucune des deux séances est de 0,24. Autrement dit, 24 % des personnes inscrites ne chutent ni à la première ni à la deuxième séance.
P(non A ∩ non B) = 0,24.
Partie A, 3.
Montrer que P(B) = 0,34.
Les événements A et non A forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales :
P(B) = P(A ∩ B) + P(non A ∩ B).
P(A ∩ B) = P(A) × P(B sachant A) = 0,6 × 0,3 = 0,18.
P(non A ∩ B) = P(non A) × P(B sachant non A) = 0,4 × 0,4 = 0,16.
Donc P(B) = 0,18 + 0,16 = 0,34.
P(B) = 0,34.
Partie A, 4.
Sachant que la personne n’a pas chuté à la deuxième séance, calculer la probabilité qu’elle n’ait pas chuté à la première.
On cherche P(non A sachant non B).
D’après la question 3, P(non B) = 1 − 0,34 = 0,66.
P(non A sachant non B) = P(non A ∩ non B) ÷ P(non B) = 0,24 ÷ 0,66 = 4/11 ≈ 0,364.
P(non A sachant non B) = 4/11 ≈ 0,364.
Conseil : L’information connue porte sur la deuxième séance : c’est non B qui se place après « sachant ». La valeur 0,6 lue sur l’arbre est P(non B sachant non A), pas la probabilité demandée.
Partie A, 5. a.
Montrer que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.
Le choix d’une personne est une épreuve à deux issues. Le succès est « la personne ne chute à aucune des deux séances », de probabilité p = 0,24.
Le choix des 100 personnes est assimilé à un tirage avec remise : on répète donc 100 fois cette épreuve, de façon identique et indépendante.
X compte le nombre de succès. X suit donc la loi binomiale de paramètres n = 100 et p = 0,24.
X suit la loi binomiale B(100 ; 0,24).
Partie A, 5. b.
Calculer la probabilité d’avoir au moins 20 personnes sans chute dans l’échantillon.
« Au moins 20 » se traduit par X ≥ 20.
L’événement contraire de X ≥ 20 est X ≤ 19. Donc P(X ≥ 20) = 1 − P(X ≤ 19).
À la calculatrice, avec la fonction de répartition de la loi binomiale pour n = 100, p = 0,24 et k = 19 : P(X ≤ 19) ≈ 0,145.
Donc P(X ≥ 20) ≈ 1 − 0,145 = 0,855.
P(X ≥ 20) ≈ 0,855.
Conseil : La valeur 0,792 correspond à 1 − P(X ≤ 20), c’est-à-dire à P(X > 20). L’événement contraire de X ≥ 20 s’arrête à 19.
Partie A, 5. c.
Calculer E(X) et interpréter ce résultat.
Pour une loi binomiale, E(X) = np = 100 × 0,24 = 24.
Interprétation : sur un grand nombre d’échantillons de 100 personnes, il y a en moyenne 24 personnes par échantillon qui ne chutent à aucune des deux séances.
E(X) = 24.
Partie B, 1.
Déterminer E(T) et interpréter ce résultat.
Par linéarité de l’espérance : E(T) = E(T₁) + E(T₂) = 40 + 60 = 100.
Interprétation : sur l’ensemble du week-end, une personne attend en moyenne 100 minutes au total avant les accès aux activités, soit 1 h 40.
E(T) = 100.
Partie B, 2.
Montrer que V(T) = 356.
La variance est le carré de l’écart-type : V(T₁) = 10² = 100 et V(T₂) = 16² = 256.
Les variables T₁ et T₂ sont indépendantes, donc la variance de leur somme est la somme de leurs variances.
V(T) = V(T₁) + V(T₂) = 100 + 256 = 356.
Conseil : Cite l’indépendance : c’est elle qui autorise cette addition. Ce sont les variances qui s’ajoutent, pas les écarts-types.
Partie B, 3.
Montrer avec l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev que P(60 < T < 140) dépasse 0,77.
L’intervalle ]60 ; 140[ est centré sur l’espérance 100, avec un rayon de 40 :
60 < T < 140 équivaut à |T − 100| < 40.
L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, avec un écart de 40, donne :
P(|T − 100| ≥ 40) ≤ V(T) ÷ 40² = 356 ÷ 1 600 = 0,2225.
En passant à l’événement contraire :
P(60 < T < 140) = 1 − P(|T − 100| ≥ 40) ≥ 1 − 0,2225 = 0,7775.
Comme 0,7775 > 0,77, on a bien P(60 < T < 140) > 0,77.
P(60 < T < 140) ≥ 0,7775, donc cette probabilité est supérieure à 0,77.
Conseil : L’écart vaut 40, et non 80 : c’est le rayon de l’intervalle, pas sa longueur. Dans la formule, il faut aussi l’élever au carré.
Exercice 2 : droites et plan dans l’espace (5 points)
Le repère de l’espace est orthonormé. Les données sont les points A(−1 ; 2 ; 1), B(1 ; −1 ; 2) et C(1 ; 1 ; 1), ainsi que les droites d et d′ de la page 3 du sujet.
Partie A, 1.
Établir que d et d′ se coupent en un seul point, S(−1/2 ; 1 ; 4).
Pour t = −1, la représentation de d donne x = 3/2 − 2 = −1/2, y = 2 − 1 = 1 et z = 3 + 1 = 4. Donc S appartient à d.
Pour s = −1/2, la représentation de d′ donne x = −1/2, y = 3/2 − 1/2 = 1 et z = 3 + 1 = 4. Donc S appartient à d′.
Un vecteur directeur de d est le vecteur u (2 ; 1 ; −1). Un vecteur directeur de d′ est le vecteur u′ (1 ; 1 ; −2).
Ces vecteurs ne sont pas colinéaires : le rapport des premières coordonnées vaut 2, celui des deuxièmes vaut 1. Les droites ne sont donc ni parallèles ni confondues.
Elles ont le point S en commun : d et d′ sont sécantes en S.
Conseil : Montrer que S appartient aux deux droites ne suffit pas : il faut aussi écarter le cas où elles seraient confondues.
Partie A, 2. a.
Montrer que le vecteur n (1 ; 2 ; 4) est normal au plan (ABC).
On calcule vecteur AB (2 ; −3 ; 1) et vecteur AC (2 ; −1 ; 0).
Ces vecteurs ne sont pas colinéaires : le rapport des premières coordonnées vaut 1, celui des deuxièmes vaut 3. Les points A, B et C définissent donc bien un plan.
vecteur n · vecteur AB = 1 × 2 + 2 × (−3) + 4 × 1 = 2 − 6 + 4 = 0.
vecteur n · vecteur AC = 1 × 2 + 2 × (−1) + 4 × 0 = 2 − 2 + 0 = 0.
Le vecteur n, non nul, est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC). C’est donc un vecteur normal à ce plan.
Partie A, 2. b.
En déduire que le plan (ABC) a pour équation x + 2y + 4z − 7 = 0.
Le vecteur n (1 ; 2 ; 4) est normal au plan, donc une équation de (ABC) est de la forme x + 2y + 4z + m = 0, avec m réel.
Le point A appartient au plan : −1 + 2 × 2 + 4 × 1 + m = 0, soit 7 + m = 0, donc m = −7.
Une équation cartésienne de (ABC) est donc x + 2y + 4z − 7 = 0.
(ABC) : x + 2y + 4z − 7 = 0.
Partie A, 2. c.
Prouver qu’aucun plan ne contient à la fois A, B, C et S.
On remplace les coordonnées de S dans l’équation du plan (ABC) :
−1/2 + 2 × 1 + 4 × 4 − 7 = −1/2 + 2 + 16 − 7 = 21/2.
Ce nombre n’est pas nul, donc S n’appartient pas au plan (ABC).
Ce plan est le seul qui contient A, B et C. Les quatre points ne sont donc pas coplanaires.
Partie A, 3. a.
Prouver que S se projette orthogonalement sur (ABC) au point H(−1 ; 0 ; 2).
H appartient au plan : −1 + 2 × 0 + 4 × 2 − 7 = −1 + 8 − 7 = 0.
Le vecteur SH a pour coordonnées (−1 + 1/2 ; 0 − 1 ; 2 − 4), soit (−1/2 ; −1 ; −2).
On a donc vecteur SH = (−1/2) × vecteur n : ces deux vecteurs sont colinéaires, et la droite (SH) est orthogonale au plan (ABC).
H est un point du plan tel que (SH) soit orthogonale au plan : H est le projeté orthogonal de S sur (ABC).
Conseil : Il y a deux conditions à vérifier : H appartient au plan, et le vecteur SH est colinéaire au vecteur normal.
Partie A, 3. b.
En déduire qu’aucun point M du plan (ABC) ne vérifie SM < √21/2.
SH = √((−1/2)² + (−1)² + (−2)²) = √(1/4 + 1 + 4) = √(21/4) = √21/2.
Soit M un point du plan (ABC).
Si M = H, alors SM = √21/2.
Si M ≠ H, la droite (HM) est contenue dans le plan (ABC). Or (SH) est orthogonale à ce plan, donc (SH) est orthogonale à (HM) : le triangle SHM est rectangle en H.
D’après le théorème de Pythagore, SM² = SH² + HM², donc SM² > SH², et SM > SH = √21/2, car les longueurs sont positives.
Dans tous les cas, SM ≥ √21/2. Il n’existe donc aucun point M du plan (ABC) tel que SM < √21/2.
Conseil : Cette question établit que le projeté orthogonal est le point du plan le plus proche de S. Le calcul de SH seul ne suffit pas : il faut le comparer à SM.
Partie B, 1.
Exprimer les coordonnées de M en fonction de k.
Le vecteur CS a pour coordonnées (−1/2 − 1 ; 1 − 1 ; 4 − 1), soit (−3/2 ; 0 ; 3).
La relation vecteur CM = k × vecteur CS donne x − 1 = −(3/2)k, y − 1 = 0 et z − 1 = 3k.
M(1 − (3/2)k ; 1 ; 1 + 3k), avec k ∈ [0 ; 1].
Partie B, 2.
Dire s’il existe un point M de [CS] tel que le triangle MAB soit rectangle en M.
Le triangle MAB est rectangle en M si et seulement si les vecteurs MA et MB, non nuls, sont orthogonaux, c’est-à-dire si leur produit scalaire est nul.
vecteur MA (−2 + (3/2)k ; 1 ; −3k) et vecteur MB ((3/2)k ; −2 ; 1 − 3k).
Leurs deuxièmes coordonnées valent 1 et −2 : ces vecteurs ne sont jamais nuls, donc M n’est jamais confondu avec A ou B.
vecteur MA · vecteur MB = (−2 + (3/2)k) × (3/2)k + 1 × (−2) + (−3k)(1 − 3k).
vecteur MA · vecteur MB = −3k + (9/4)k² − 2 − 3k + 9k² = (45/4)k² − 6k − 2.
En multipliant par 4, l’équation à résoudre est 45k² − 24k − 8 = 0.
Δ = (−24)² − 4 × 45 × (−8) = 576 + 1 440 = 2 016 = 144 × 14, donc √Δ = 12√14.
k₁ = (24 − 12√14)/90 = (4 − 2√14)/15 ≈ −0,232 et k₂ = (24 + 12√14)/90 = (4 + 2√14)/15 ≈ 0,766.
Seule k₂ appartient à [0 ; 1]. Il existe donc un unique point M du segment [CS] tel que MAB soit rectangle en M.
En remplaçant k par k₂ : M((3 − √14)/5 ; 1 ; (9 + 2√14)/5), soit environ M(−0,148 ; 1 ; 3,297).
Contrôle avec le théorème de Pythagore : AB² = 4 + 9 + 1 = 14, et pour ce point, MA² + MB² vaut aussi 14.
Oui : il existe un unique point M, obtenu pour k = (4 + 2√14)/15 ≈ 0,766.
Conseil : L’équation a deux solutions, mais M doit rester sur le segment : vérifie que k appartient à [0 ; 1].
Exercice 3 : vrai ou faux sur les suites et les fonctions (4 points)
Chaque réponse doit être justifiée : une réponse sans justification ne rapporte aucun point.
1. Affirmation 1
Dire si la suite de terme général uₙ = (1 + 5ⁿ)/(2 + 3ⁿ) converge vers 5/3.
Il y a une forme indéterminée. On factorise par 5ⁿ au numérateur et par 3ⁿ au dénominateur :
uₙ = [5ⁿ × (1 + (1/5)ⁿ)] / [3ⁿ × (1 + 2 × (1/3)ⁿ)] = (5/3)ⁿ × (1 + (1/5)ⁿ) / (1 + 2 × (1/3)ⁿ).
Comme −1 < 1/5 < 1 et −1 < 1/3 < 1, les suites ((1/5)ⁿ) et ((1/3)ⁿ) tendent vers 0. Le quotient (1 + (1/5)ⁿ) / (1 + 2 × (1/3)ⁿ) tend donc vers 1.
Comme 5/3 > 1, la suite ((5/3)ⁿ) tend vers +∞.
Par produit, la suite (uₙ) tend vers +∞. Elle ne converge pas.
Affirmation 1 fausse : la limite de (uₙ) est +∞.
Conseil : La limite 5/3 serait juste pour (1 + 5n)/(2 + 3n). Ici, n est en exposant : ce sont des suites géométriques, et 5ⁿ croît bien plus vite que 3ⁿ.
2. Affirmation 2
Dire si wₙ ≥ n pour tout entier naturel n.
On raisonne par récurrence. Pour tout entier naturel n, on note P(n) la propriété wₙ ≥ n.
Initialisation. w₀ = 0 et 0 ≥ 0. P(0) est vraie.
Hérédité. Soit n un entier naturel tel que P(n) soit vraie : wₙ ≥ n.
En multipliant par 3, qui est positif : 3wₙ ≥ 3n.
En ajoutant −2n + 3 aux deux membres : 3wₙ − 2n + 3 ≥ 3n − 2n + 3, soit wₙ₊₁ ≥ n + 3.
Or n + 3 ≥ n + 1, donc wₙ₊₁ ≥ n + 1. P(n + 1) est vraie.
Conclusion. P(0) est vraie et P est héréditaire. Donc pour tout entier naturel n, wₙ ≥ n.
Affirmation 2 vraie.
3. Affirmation 3
Dire si, d’après la figure 1, la fonction f est convexe sur ]0 ; +∞[.
Une fonction convexe sur un intervalle a une courbe située au-dessus de chacune de ses tangentes sur cet intervalle.
Sur la figure 1, autour du point A d’abscisse 8, la courbe C_f est située en dessous de sa tangente T, à gauche comme à droite de A. L’écart se voit nettement vers x = 3 et vers x = 12.
La courbe passe donc sous l’une de ses tangentes : f n’est pas convexe sur ]0 ; +∞[.
Affirmation 3 fausse.
Conseil : La forme en cuvette près de x = 1 ne suffit pas : la convexité doit être vraie sur tout l’ensemble de définition. Un seul contre-exemple graphique suffit à conclure.
4. Affirmation 4
Dire si ln(x) − x + 1 ≤ 0 pour tout réel x > 0.
On pose h(x) = ln(x) − x + 1 sur ]0 ; +∞[. La fonction h est dérivable sur cet intervalle.
h′(x) = 1/x − 1 = (1 − x)/x.
Sur ]0 ; +∞[, x > 0, donc h′(x) a le signe de 1 − x : h′(x) > 0 sur ]0 ; 1[, h′(1) = 0 et h′(x) < 0 sur ]1 ; +∞[.
La fonction h est donc croissante sur ]0 ; 1] et décroissante sur [1 ; +∞[. Elle admet un maximum en x = 1.
Ce maximum vaut h(1) = ln(1) − 1 + 1 = 0.
Donc pour tout réel x > 0, h(x) ≤ 0, c’est-à-dire ln(x) − x + 1 ≤ 0.
Second chemin : la fonction ln est concave sur ]0 ; +∞[, donc sa courbe est en dessous de sa tangente au point d’abscisse 1, qui a pour équation y = x − 1. On retrouve ln(x) ≤ x − 1.
Affirmation 4 vraie.
Exercice 4 : freinage d’un chariot de manège (6 points)
La variable t est le temps en secondes depuis l’entrée dans la zone de freinage. La partie A se lit sur la figure 2 de la page 6, sans justification. La partie B établit l’expression de la vitesse v. La partie C en déduit la distance parcourue d(t).
Partie A, 1.
Lire le temps mis pour parcourir 15 m.
On cherche l’abscisse du point de C_d d’ordonnée 15.
Sur la figure 2, la courbe atteint l’ordonnée 15 pour t proche de 2.
Environ 2 secondes.
Partie A, 2.
Lire la longueur minimale à prévoir pour la zone de freinage.
La fonction d est croissante, et sa courbe se rapproche de l’asymptote horizontale Δ sans la dépasser.
La droite Δ a pour ordonnée environ 22,8. La distance parcourue reste donc inférieure à 22,8 m, tout en s’en approchant.
Il faut prévoir environ 22,8 m.
Conseil : Le dispositif d’arrêt n’apparaît qu’à la partie B, et le sujet ne dit pas sur quelle distance il immobilise le chariot. Ici, réponds avec le modèle de la figure : la longueur cherchée est l’ordonnée de Δ.
Partie A, 3.
Lire d′(4,7) et interpréter cette valeur.
d′(4,7) est le coefficient directeur de la tangente T au point A.
Sur la figure, T passe environ par les points de coordonnées (0 ; 16,3) et (4,7 ; 21).
d′(4,7) ≈ (21 − 16,3) ÷ (4,7 − 0) = 4,7 ÷ 4,7 = 1.
La dérivée de la distance par rapport au temps est la vitesse instantanée. Au bout de 4,7 secondes, la vitesse du chariot est donc d’environ 1 m.s⁻¹.
d′(4,7) ≈ 1 : la vitesse du chariot vaut environ 1 m.s⁻¹ au bout de 4,7 s.
Conseil : Sur la figure, l’unité de l’axe horizontal est plus longue que celle de l’axe vertical. Calcule la pente avec les graduations, sans te fier à l’inclinaison de la droite.
Partie B, 1. a.
Déterminer les solutions de (E′) : y′ + 0,6y = 0.
(E′) s’écrit y′ = −0,6y.
Les solutions de y′ = ay sont les fonctions t ↦ Ce^(at), où C est un réel. Ici a = −0,6.
Les solutions sont les fonctions t ↦ Ce^(−0,6t), avec C ∈ ℝ.
Partie B, 1. b.
Vérifier que g(t) = te^(−0,6t) est solution de (E).
La fonction g est dérivable sur [0 ; +∞[. D’après la formule de dérivation d’un produit :
g′(t) = 1 × e^(−0,6t) + t × (−0,6)e^(−0,6t) = e^(−0,6t) − 0,6te^(−0,6t).
Donc g′(t) + 0,6g(t) = e^(−0,6t) − 0,6te^(−0,6t) + 0,6te^(−0,6t) = e^(−0,6t).
La fonction g est bien solution de (E).
Partie B, 1. c.
En déduire les solutions de (E).
Les solutions de (E) sont les sommes d’une solution particulière de (E) et d’une solution de l’équation sans second membre (E′).
La fonction g est une solution particulière. Les solutions de (E) sont donc les fonctions t ↦ Ce^(−0,6t) + te^(−0,6t), soit t ↦ (C + t)e^(−0,6t).
Les solutions sont les fonctions t ↦ (C + t)e^(−0,6t), avec C ∈ ℝ.
Partie B, 1. d.
En déduire que v(t) = (12 + t)e^(−0,6t).
La fonction v est solution de (E), donc il existe un réel C tel que v(t) = (C + t)e^(−0,6t) pour tout t ≥ 0.
Or v(0) = 12, et v(0) = (C + 0)e⁰ = C. Donc C = 12.
Pour tout réel t de [0 ; +∞[, v(t) = (12 + t)e^(−0,6t).
Partie B, 2. a.
Montrer que v′(t) = (−6,2 − 0,6t)e^(−0,6t).
On dérive le produit de t ↦ 12 + t par t ↦ e^(−0,6t) :
v′(t) = 1 × e^(−0,6t) + (12 + t) × (−0,6)e^(−0,6t).
v′(t) = (1 − 7,2 − 0,6t)e^(−0,6t) = (−6,2 − 0,6t)e^(−0,6t).
Partie B, 2. b.
À l’aide de l’écriture admise de v(t), déterminer la limite de v en +∞.
Quand t tend vers +∞, −0,6t tend vers −∞, donc e^(−0,6t) tend vers 0, et 12e^(−0,6t) tend vers 0.
On pose X = 0,6t. Quand t tend vers +∞, X tend vers +∞.
Par croissances comparées, la limite de e^X/X en +∞ est +∞, donc la limite de X/e^X en +∞ est 0.
Par composition, 0,6t/e^(0,6t) tend vers 0, et (1/0,6) × 0,6t/e^(0,6t) tend vers 0.
Par somme, la limite de v en +∞ est 0.
La limite de v en +∞ est 0.
Conseil : Sous la forme (12 + t)e^(−0,6t), on obtient une forme indéterminée « +∞ × 0 ». L’écriture donnée par le sujet sert à la lever.
Partie B, 2. c.
Établir le sens de variation de v et en donner le tableau complet.
Une exponentielle est strictement positive, donc v′(t) a le signe de −6,2 − 0,6t.
Pour t ≥ 0, on a −0,6t ≤ 0, donc −6,2 − 0,6t ≤ −6,2 < 0.
Ainsi v′(t) < 0 sur [0 ; +∞[ : la fonction v est strictement décroissante sur [0 ; +∞[.
Valeur en 0 : v(0) = 12. Limite en +∞ : 0, d’après la question précédente.
Tableau de variation :
t : 0, puis +∞.
Signe de v′(t) : − sur tout l’intervalle.
Variations de v : strictement décroissante de 12 vers 0 (limite en +∞).
Partie B, 2. d.
Montrer que v(t) = 1 admet une unique solution α et en donner une valeur approchée au dixième.
Sur [0 ; +∞[, la fonction v est continue, car dérivable, et strictement décroissante.
On a v(0) = 12 et la limite de v en +∞ est 0. Or 0 < 1 < 12.
D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation v(t) = 1 admet une unique solution α sur [0 ; +∞[.
À la calculatrice : v(4,65) ≈ 1,023 et v(4,75) ≈ 0,969. Comme v(4,65) > 1 > v(4,75), on a 4,65 < α < 4,75.
α ≈ 4,7 au dixième.
Partie B, 3.
Trouver l’instant où le système d’arrêt se déclenche.
Le système se déclenche dès que v(t) ≤ 1.
La fonction v est strictement décroissante et v(α) = 1. Donc v(t) ≤ 1 équivaut à t ≥ α.
Le système entre donc en action à l’instant t = α.
Ce résultat est cohérent avec la partie A, où la vitesse vaut environ 1 m.s⁻¹ à l’instant 4,7 s.
Le système entre en action au bout de α secondes, soit environ 4,7 s.
Partie C, 1.
Établir l’expression de d(t) par une intégration par parties.
d(t) = intégrale de 0 à t de (12 + x)e^(−0,6x) dx.
On pose u(x) = 12 + x et w′(x) = e^(−0,6x). Alors u′(x) = 1, et on peut prendre w(x) = −(5/3)e^(−0,6x), car 1/0,6 = 5/3. Les fonctions u et w sont dérivables, à dérivées continues sur [0 ; t].
d(t) = [−(5/3)(12 + x)e^(−0,6x)] entre 0 et t + (5/3) × intégrale de 0 à t de e^(−0,6x) dx.
Le crochet vaut −(5/3)(12 + t)e^(−0,6t) + (5/3) × 12 = −(5/3)(12 + t)e^(−0,6t) + 20.
L’intégrale restante vaut [−(5/3)e^(−0,6x)] entre 0 et t, soit −(5/3)e^(−0,6t) + 5/3.
Donc d(t) = −(5/3)(12 + t)e^(−0,6t) + 20 − (25/9)e^(−0,6t) + 25/9.
On regroupe les termes en e^(−0,6t) : −(5/3) × 12 − 25/9 = −20 − 25/9 = −205/9. Le terme constant vaut 20 + 25/9 = 205/9.
d(t) = e^(−0,6t)(−(5/3)t − 205/9) + 205/9.
Contrôle : d(0) = −205/9 + 205/9 = 0. De plus, la limite de d en +∞ est 205/9 ≈ 22,78, ce qui correspond à l’asymptote Δ lue dans la partie A.
Conseil : Dérive le facteur 12 + x, pas l’exponentielle : l’intégrale restante devient alors immédiate. Attention au signe devant la deuxième intégrale.
Partie C, 2.
Calculer au centième la distance parcourue avant le déclenchement du dispositif.
Le dispositif se déclenche à l’instant α : la distance cherchée est d(α).
La réponse est demandée au centième, donc la valeur 4,7 est trop grossière. À la calculatrice, v(4,6914) > 1 > v(4,6916), donc 4,6914 < α < 4,6916.
La fonction d a pour dérivée v, strictement positive sur [0 ; +∞[. Elle est donc croissante, et d(4,6914) < d(α) < d(4,6916).
Or d(4,6914) ≈ 20,9446 et d(4,6916) ≈ 20,9448. Donc d(α) ≈ 20,94 au centième.
Second chemin : v(α) = 1 donne e^(−0,6α) = 1/(12 + α). Alors d(α) = 205/9 − ((5/3)α + 205/9)/(12 + α), ce qui donne encore environ 20,94, même en remplaçant α par 4,7 dans cette expression.
Ce résultat est cohérent avec la figure : le point A, d’abscisse 4,7, a une ordonnée proche de 21. Il est inférieur à la limite de 22,8 m lue dans la partie A.
Le chariot a parcouru environ 20,94 m avant le déclenchement du dispositif.
Conseil : Le sujet n’impose pas l’arrondi 4,7. Avec lui, on obtient d(4,7) ≈ 20,95, qui n’est pas l’arrondi de d(α) : l’arrondi de α change le centième. Garde une valeur plus précise de α dans ta calculatrice et indique celle que tu utilises.
Les erreurs à éviter sur ce sujet
Calculer P(X ≥ 20) par 1 − P(X ≤ 20), ce qui donne environ 0,792.
P(X ≥ 20) = 1 − P(X ≤ 19) ≈ 0,855.
La valeur 20 fait partie de l’événement X ≥ 20. Son contraire s’arrête donc à 19.
Additionner les écarts-types : σ(T) = 10 + 16 = 26, donc V(T) = 676.
Additionner les variances : V(T) = 10² + 16² = 356.
Pour des variables indépendantes, ce sont les variances qui s’ajoutent, pas les écarts-types.
Conclure que (uₙ) tend vers 5/3 en ne gardant que 5ⁿ et 3ⁿ et en simplifiant les exposants.
Écrire uₙ à l’aide de (5/3)ⁿ, qui tend vers +∞ : l’affirmation 1 est fausse.
5ⁿ/3ⁿ est égal à (5/3)ⁿ, et non à 5/3. Comme 5/3 > 1, cette suite géométrique tend vers +∞.
Garder les deux solutions de 45k² − 24k − 8 = 0, ou oublier de contrôler l’intervalle.
Retenir seulement k = (4 + 2√14)/15 ≈ 0,766, qui appartient à [0 ; 1].
L’autre solution, environ −0,232, donne un point de la droite (CS) situé hors du segment [CS].
Calculer la distance finale avec l’arrondi α ≈ 4,7 et répondre 20,95 m.
Utiliser une valeur plus précise de α : d(α) ≈ 20,94 m.
Une erreur d’environ 0,01 s sur α, à une vitesse d’environ 1 m.s⁻¹, déplace la distance d’environ 0,01 m : le centième change.
Questions fréquentes
Combien de temps dure cette épreuve et la calculatrice est-elle autorisée ?
Le sujet indique 4 heures. La calculatrice avec mode examen actif et la calculatrice sans mémoire « type collège » sont autorisées.
Comment les points sont-ils répartis sur ce sujet ?
Il y a quatre exercices obligatoires : 5 points pour les probabilités, 5 pour la géométrie dans l’espace, 4 pour le vrai ou faux et 6 pour le freinage du chariot.
Faut-il justifier les réponses de la partie A de l’exercice 4 ?
Non. Le sujet précise qu’aucune justification n’y est attendue : ce sont des lectures graphiques. Dans l’exercice 3, au contraire, une réponse sans justification ne rapporte aucun point.
À quel sujet correspond ce corrigé ?
Il traite le sujet de code 25-MATJ2ME1, daté du mercredi 18 juin 2025. C’est un corrigé non officiel, à comparer avec le sujet disponible sur cette page.
Les cours à revoir
Proposition de corrigé rédigée par Meilleur Étudiant, sans valeur officielle : le ministère ne publie pas de corrigé, et le barème réel appartient aux correcteurs. Une erreur ? Écris-nous à contact@meilleuretudiant.fr.