Le sujet en bref
Épreuve du mardi 17 juin 2025, sujet 25-SESJ1ME1 : un autre sujet a été publié pour ce jour. La dissertation portait sur l’action des politiques monétaire et budgétaires sur la conjoncture de la zone euro. L’épreuve composée traitait des incitations sélectives, de la productivité globale des facteurs et de la structure socioprofessionnelle. Il fallait respecter la note du tableau et lire les courbes avec prudence.
Dissertation : les politiques monétaire et budgétaires agissent-elles sur la conjoncture de la zone euro ?
Le dossier compte quatre documents : un article de Libération sur la dette française, un tableau sur la conjoncture de six pays et de la zone euro, un tableau sur les dépenses et les recettes publiques de la France, un graphique du taux directeur de la BCE. Le sujet ne détaille pas de barème pour la dissertation. Ce plan est une proposition : un autre plan bien argumenté est aussi valable.
Analyse du sujet
Évaluer jusqu’où la politique monétaire commune et les politiques budgétaires nationales réussissent à influencer la situation économique de court terme des pays de la zone euro.
Les termes. La conjoncture désigne la situation économique à court terme, décrite notamment par la croissance, l’inflation et le chômage. La politique monétaire agit sur le coût et la quantité de monnaie, surtout par les taux directeurs de la banque centrale. La politique budgétaire utilise les dépenses et les recettes publiques pour influencer l’activité. La zone euro regroupe les pays de l’Union européenne qui partagent l’euro : 20 pays d’après le document 2, 21 depuis l’entrée de la Bulgarie en 2026.
Le singulier et le pluriel. Le sujet écrit « monétaire » au singulier et « budgétaires » au pluriel. C’est le cœur du devoir. La Banque centrale européenne (BCE) conduit une seule politique monétaire, de façon indépendante. Chaque État garde son budget, dans le cadre des règles européennes. Le sujet parle de la conjoncture « des pays membres » : il ne suffit donc pas de raisonner sur la moyenne de la zone.
Ce que le sujet attend. « Dans quelle mesure » appelle un jugement nuancé. Il faut montrer comment ces politiques agissent, puis ce qui limite leur action. Le programme indique deux difficultés centrales : le défaut de coordination et les chocs asymétriques.
Document 1 : un stock, un flux, deux détails. La dette est un stock : 3 228 milliards d’euros, soit 112 % du PIB. Elle dépasse de 52 points le plafond de 60 %, soit environ 1,9 fois ce plafond (112 ÷ 60 ≈ 1,87). Le déficit est un flux : il devrait dépasser 6 % du PIB en 2024, alors que 5,1 % étaient prévus. Le seuil de 3 % ne figure pas dans l’extrait : il vient du cours. Premier détail : l’article, daté du 27 septembre 2024, parle du deuxième semestre de 2024, qui n’est pas terminé à cette date. Les chiffres de l’Insee portent en fait sur la fin du deuxième trimestre : cite le montant sans reprendre cette période. Second détail : la Hongrie et la Pologne, citées pour la procédure de déficit excessif, ne sont pas dans la zone euro. Ces règles concernent toute l’Union européenne.
Document 2 : une photographie, pas un résultat. Le tableau décrit l’année 2023 pour six pays sur vingt. La croissance va de −0,2 % en Allemagne à 3,1 % en Croatie (3,3 points d’écart). L’inflation va de 0,5 % en Italie à 5,4 % en Croatie (4,9 points). Le chômage va de 3,1 % en Allemagne à 11,7 % en Espagne (8,6 points). Le tableau ne dit rien de l’effet des politiques. Le chômage est mesuré en décembre 2023. L’inflation aussi : même si la note parle d’années, ces chiffres sont ceux publiés par Eurostat pour décembre 2023, comparé à décembre 2022. Ils ne résument donc pas toute l’année : en Italie, ce taux était encore de 6,3 % en juillet. Sur ta copie, cite le tableau tel quel.
Document 3 : le solde se calcule. Solde = recettes − dépenses, en points de PIB : −2,4 en 2018, −2,3 en 2019, −8,9 en 2020, −6,6 en 2021, −4,7 en 2022, −5,4 en 2023. Les données de 2023 sont des estimations. Ces chiffres sont des parts du PIB : quand le PIB chute, comme en 2020, la part des dépenses monte même si leur montant ne change pas. La hausse de 6,4 points entre 2019 et 2020 ne mesure donc pas à elle seule l’effort de relance.
Document 4 : des valeurs à lire sur la courbe. Aucune valeur n’est imprimée et l’axe ne porte que les années paires : reste prudent sur les dates. La courbe place d’ailleurs les paliers environ six mois trop tôt : elle semble repartir à la hausse début 2022, alors que la BCE a relevé ses taux à partir de juillet 2022, jusqu’à 4,5 % en septembre 2023. Sur ta copie, donne des années, pas des mois. Le taux monte d’environ 2,75 % en 2006 à environ 4,25 % en 2008. Il retombe à 1 % vers 2009, remonte brièvement à 1,5 % vers 2011, puis baisse jusqu’à presque 0 % à partir de 2014 environ. Il reste à ce niveau jusqu’en 2022, monte à 4,5 % en 2023, puis redescend un peu au-dessus de 3 % en 2024. Le graphique montre les décisions de la BCE, pas leurs effets.
Conseil : Chaque document décrit une situation ou une décision. Aucun ne mesure l’effet d’une politique sur l’activité. Écris « cette baisse devait soutenir la demande », pas « cette baisse a relancé l’économie ». Le mécanisme vient du cours, le document sert d’illustration.
Problématique
Une politique de conjoncture cherche à soutenir l’activité quand elle ralentit et à la freiner quand les prix s’emballent. Dans un pays qui possède sa monnaie et son budget, les deux instruments sont décidés au même niveau. Dans la zone euro, ils sont séparés : la monnaie est commune, les budgets sont nationaux et encadrés.
Problématique proposée : la politique monétaire commune et les budgets nationaux agissent sur la demande et les prix, mais la première s’adresse à une moyenne et les seconds sont contraints. Ces politiques peuvent-elles alors stabiliser la conjoncture de chaque pays membre, ou seulement celle de la zone dans son ensemble et dans certaines circonstances ?
Plan proposé : I. Les deux politiques disposent de leviers réels sur la conjoncture. II. Une politique monétaire unique ne peut pas convenir à des conjonctures différentes. III. Les politiques budgétaires nationales, contraintes et mal coordonnées, compensent mal cette limite.
Partie I : des leviers réels sur la conjoncture
Idée directrice. La politique monétaire et la politique budgétaire influencent la demande globale, donc la production, l’emploi et les prix.
Le canal de la politique monétaire. Quand la BCE baisse ses taux directeurs, les banques se refinancent à moindre coût et peuvent proposer des crédits moins chers. Les ménages empruntent plus facilement pour consommer ou acheter un logement, et les entreprises pour investir. La demande augmente, ce qui soutient la production et l’emploi. Une hausse des taux produit l’effet inverse : le crédit renchérit, la demande ralentit et la pression sur les prix diminue.
Un levier utilisé dans les deux sens. Le document 4 montre une baisse d’environ 3,25 points au moment de la crise de 2008, de 4,25 % à 1 %. Le taux est ensuite presque nul de 2014 environ à 2022. Il monte enfin d’environ 4,5 points en un peu plus d’un an à partir de 2022, pour lutter contre l’inflation. Fin 2023, celle-ci vaut encore 2,9 % dans la zone euro (document 2), au-dessus de l’objectif de 2 % de la BCE. Le dossier ne permet pas de mesurer ce qu’aurait été l’inflation sans cette hausse.
Quand le taux ne peut plus baisser. Avec un taux proche de 0 %, la BCE a complété son action par des mesures non conventionnelles, notamment des achats massifs de titres à partir de 2015, pour faire baisser les taux à long terme. Le document 4 ne les montre pas.
Le canal de la politique budgétaire. Une hausse des dépenses publiques ou une baisse des impôts augmente la demande. Avec l’effet multiplicateur de l’analyse keynésienne, la dépense initiale devient un revenu, dont une partie est dépensée à son tour : la production peut augmenter plus que la dépense de départ. S’y ajoutent les stabilisateurs automatiques. En récession, les recettes fiscales reculent et des dépenses sociales, comme les allocations chômage, augmentent sans décision nouvelle. Le déficit amortit alors la baisse des revenus.
L’exemple de 2020. Le document 3 montre qu’en France le déficit passe de 2,3 % du PIB en 2019 à 8,9 % en 2020. Les dépenses passent de 55,3 % à 61,7 % du PIB, alors que les recettes restent presque stables (53,0 % puis 52,8 %). Cette hausse combine les mesures de soutien, comme le chômage partiel, les stabilisateurs automatiques et la chute du PIB, qui gonfle mécaniquement le ratio. Le déficit recule ensuite jusqu’à 4,7 % en 2022. En 2020, le taux directeur est presque nul (document 4) : les deux politiques vont alors dans le même sens.
Conseil : Déroule toute la chaîne : décision, coût du crédit ou revenu, demande, production et prix. Le correcteur regarde si tu expliques comment l’effet se produit, pas seulement si tu cites un chiffre.
Partie II : une politique monétaire unique pour des conjonctures différentes
Idée directrice. La BCE fixe un seul taux pour tous les pays membres. Elle vise la stabilité des prix dans la zone, pas la situation de chaque pays.
Un même taux, des besoins différents. Le document 2 montre qu’en 2023 la croissance de la zone euro atteint 0,5 % et l’inflation 2,9 %, mais ces moyennes cachent de forts écarts. Le PIB allemand recule de 0,2 %, avec une inflation de 3,8 %. Le PIB croate progresse de 3,1 %, avec une inflation de 5,4 %. Le chômage vaut 3,1 % en Allemagne et 11,7 % en Espagne. Or, la BCE relève alors son taux jusqu’à 4,5 % (document 4). Ce resserrement paraît adapté à une économie en croissance avec une forte inflation, comme la Croatie. Il l’est moins pour un pays dont le PIB recule, comme l’Allemagne.
Un même taux nominal, des taux réels différents. Le taux d’intérêt réel est à peu près le taux nominal moins l’inflation. À taux nominal égal, l’écart d’inflation de 4,9 points entre la Croatie et l’Italie donne un taux réel plus bas d’environ 4,9 points en Croatie. La politique commune tend donc à être plus souple là où les prix montent le plus vite, ce qui est l’inverse de ce qu’il faudrait pour les freiner. C’est un ordre de grandeur : les agents raisonnent surtout sur l’inflation qu’ils anticipent.
Les chocs asymétriques. Un choc asymétrique frappe certains pays plus que d’autres. Un pays seul pourrait baisser ses taux ou déprécier sa monnaie. Dans la zone euro, ces deux outils n’existent plus à l’échelle nationale. L’ajustement passe alors par les salaires, le chômage ou le budget national. Robert Mundell a montré qu’une monnaie commune fonctionne mieux quand les travailleurs se déplacent facilement entre les régions touchées différemment. Or, cette mobilité reste limitée entre les pays européens.
Des limites propres à l’instrument. Une baisse des taux n’agit que si les agents veulent emprunter. Quand les ménages et les entreprises sont pessimistes, le crédit bon marché peut ne pas suffire. À des taux très bas, les agents peuvent même préférer garder leur monnaie plutôt que la placer ou la dépenser : c’est la trappe à liquidité, une idée issue de l’analyse keynésienne. Le document 4 montre un taux presque nul pendant environ huit ans : la BCE n’avait plus guère de marge à la baisse. Le taux agit aussi avec retard, car les effets sur le crédit et la demande prennent du temps. Enfin, quand l’inflation vient d’un choc d’offre, comme la hausse des prix de l’énergie en 2022, la hausse des taux ne réduit pas ce coût. Elle freine seulement la demande, au prix d’une activité plus faible.
Conseil : Ne conclus pas que la BCE se trompe. Son mandat porte sur la stabilité des prix de la zone euro. La difficulté vient de l’écart entre une décision commune et des situations nationales différentes.
Partie III : des politiques budgétaires contraintes et mal coordonnées
Idée directrice. Le budget national devrait répondre aux chocs propres à chaque pays, puisque la monnaie ne le peut plus. Mais il est encadré par les règles européennes, limité par la dette et peu coordonné avec les partenaires.
Des règles qui encadrent le budget. Le traité de Maastricht et le Pacte de stabilité et de croissance fixent deux repères : un déficit public de 3 % du PIB et une dette de 60 % du PIB. Ces règles cherchent à éviter qu’un pays trop endetté fasse peser un risque sur ses partenaires. Elles réduisent aussi la marge d’action en cas de ralentissement. Elles ont été suspendues de 2020 à 2023. Sur ces années, le document 3 donne pour la France des déficits de 8,9 %, 6,6 %, 4,7 % et 5,4 % du PIB.
Le retour de la contrainte. Le document 1 indique qu’une procédure pour déficit excessif a été ouverte contre la France en juillet 2024, et qu’elle concerne aussi six autres pays de l’Union. L’Italie annonce un déficit de 2,8 % dès 2026, contre 7,2 % en 2023, soit 4,4 points de moins. Un tel objectif vise d’abord le respect des règles. S’il est tenu en période de faible croissance, il freine la demande.
Le poids de la dette. Une dette élevée réduit la marge de manœuvre. En France, elle atteint 112 % du PIB et, d’après le document 1, son poids représente 48 milliards d’euros, le deuxième poste de dépense. Ces sommes ne financent pas de relance. La hausse des taux du document 4 peut alourdir cette charge à mesure que la dette est renouvelée : le dossier ne le chiffre pas, mais ce lien relie la décision de la BCE au budget des États. Le document 3 montre aussi qu’en 2018 et 2019, avant la crise sanitaire, la France avait déjà un déficit de 2,4 % et 2,3 % du PIB. Elle abordait donc la crise sans excédent.
Une efficacité discutée. Le multiplicateur peut être faible. Dans des économies très ouvertes, une partie de la relance part en importations et profite aux voisins. Les ménages peuvent aussi épargner davantage s’ils anticipent de futures hausses d’impôts : c’est l’équivalence ricardienne, formalisée par Robert Barro. Un fort recours à l’emprunt peut enfin faire monter les taux et évincer l’investissement privé.
Le défaut de coordination. La relance d’un pays profite en partie à ses partenaires. Chacun a donc intérêt à laisser les autres relancer : c’est une stratégie de passager clandestin. À l’inverse, des politiques de rigueur simultanées, comme après la crise des dettes souveraines de 2010, s’additionnent et pèsent sur l’activité de la zone. Une seule BCE fait face à une vingtaine de budgets nationaux, et le budget européen reste modeste : aucun budget fédéral ne transfère automatiquement des ressources vers les pays en difficulté.
Des progrès, mais dans l’urgence. La crise sanitaire a montré qu’une action commune est possible : suspension des règles, taux très bas (document 4) et plan de relance européen financé par un emprunt commun. Cette réponse reste exceptionnelle. Les règles, réformées en 2024, conservent les repères de 3 % et de 60 %, et le document 1 montre que la contrainte s’exerce de nouveau.
Conseil : Ton devoir n’a pas à trancher s’il faut réduire la dette. Il doit montrer que ces chiffres réduisent la marge d’action sur la conjoncture. Garde ce fil, sinon tu glisses vers un devoir sur les finances publiques.
Introduction rédigée
En 2023, le PIB de l’Allemagne recule de 0,2 % alors que celui de la Croatie progresse de 3,1 %. Pourtant, ces deux pays partagent la même monnaie et le même taux directeur.
La conjoncture désigne la situation économique à court terme, décrite par la croissance, l’inflation et le chômage. Pour l’influencer, les pouvoirs publics disposent de la politique monétaire, qui agit sur le coût du crédit, et de la politique budgétaire, qui utilise les dépenses et les recettes publiques. Dans la zone euro, ces politiques ne relèvent pas du même niveau de décision : la Banque centrale européenne conduit une politique monétaire unique, alors que chaque État vote son budget dans le cadre des règles européennes.
Dès lors, ces politiques agissent sur la demande et les prix, mais l’une s’adresse à une moyenne et les autres sont contraintes : peuvent-elles stabiliser la conjoncture de chaque pays membre ?
Nous verrons d’abord que ces deux politiques disposent de leviers réels. Nous montrerons ensuite qu’une politique monétaire unique ne peut pas convenir à des conjonctures différentes. Nous soulignerons enfin que les politiques budgétaires nationales, contraintes et mal coordonnées, compensent mal cette limite.
Conclusion rédigée
Les politiques monétaire et budgétaires parviennent donc à agir sur la conjoncture, mais de façon inégale. Elles influencent la demande et les prix, et elles ont été mobilisées ensemble lors de la crise sanitaire.
Leur action reste toutefois limitée. La politique monétaire unique vise la zone dans son ensemble et ne peut pas répondre aux écarts de croissance, d’inflation et de chômage entre les pays. Les budgets nationaux, qui devraient prendre le relais, sont encadrés par les règles européennes, réduits par le poids de la dette et mal coordonnés.
Ces politiques agissent donc mieux sur la conjoncture de la zone que sur celle de chaque pays, et mieux face à un choc commun que face à un choc asymétrique. Reste à savoir si la zone euro se dotera d’une capacité budgétaire commune et durable pour réduire cet écart.
Épreuve composée, partie 1 : mobilisation des connaissances (4 points)
Question
Montrer, avec un exemple, comment des avantages réservés à ceux qui participent peuvent expliquer que des individus s’engagent politiquement.
L’engagement politique désigne les formes de participation des individus à la vie politique et aux décisions collectives : vote, militantisme dans un parti ou un syndicat, engagement associatif, consommation engagée.
Le paradoxe de l’action collective. Mancur Olson, dans La Logique de l’action collective (1965), part d’un individu rationnel qui compare les coûts et les avantages de sa participation. Une action collective vise souvent un bien collectif : si elle réussit, tous les membres du groupe en profitent, même ceux qui n’ont pas participé. S’engager coûte du temps, de l’argent ou des risques, et une seule participation change peu le résultat, surtout dans un grand groupe. Chacun a donc intérêt à se comporter en passager clandestin. Si tous raisonnent ainsi, l’action n’a pas lieu, alors que tous y auraient gagné.
La réponse : les incitations sélectives. Pour Olson, une organisation peut surmonter ce paradoxe en modifiant le calcul de chacun. Une incitation sélective est un avantage réservé à ceux qui participent, ou une sanction pour ceux qui ne participent pas. Contrairement au bien collectif, elle ne profite pas à tous. La participation peut ainsi devenir rationnelle, car elle rapporte un gain personnel quel que soit le résultat de l’action.
Exemple : l’adhésion à un syndicat. Lorsqu’un syndicat obtient une hausse de salaire dans une entreprise, tous les salariés en bénéficient, adhérents ou non. Un salarié peut donc être tenté de ne pas payer de cotisation. Mais le syndicat peut réserver à ses adhérents des services individuels, comme une aide juridique en cas de conflit avec l’employeur ou des conseils sur la carrière. Ce salarié adhère alors pour ces services, et il soutient du même coup l’action collective.
L’incitation peut aussi être négative. Dans le système du closed shop, qui a existé notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’embauche est réservée aux syndiqués : ne pas adhérer, c’est renoncer à l’emploi.
Les incitations sélectives expliquent donc pourquoi des individus s’engagent malgré le paradoxe de l’action collective. Elles ne sont pas la seule explication : les convictions et les rétributions symboliques comptent aussi.
Conseil : Une incitation sélective est réservée aux participants : une hausse de salaire pour tous n’en est pas une. Ne la confonds pas avec les rétributions symboliques, comme le prestige ou le plaisir de militer, que le programme présente à côté. Le correcteur attend le paradoxe, la définition et un exemple expliqué.
Épreuve composée, partie 2 : étude d’un document (6 points)
Le document est un tableau établi d’après l’OCDE. Il donne, pour les années paires de 2010 à 2022, le taux de croissance annuel du PIB et celui de la productivité globale des facteurs (PGF) en Allemagne, en France et au Japon. La note précise que le taux de la PGF ne mesure pas sa contribution à la croissance.
Question 1 (2 points)
Comparer, avec des données du tableau, comment le PIB a évolué en France et en Allemagne en 2020 et en 2022.
2020. D’après l’OCDE, le PIB recule de 7,44 % en France et de 3,83 % en Allemagne. Les deux pays sont en récession, mais la baisse est plus forte en France.
Écart : 7,44 − 3,83 = 3,61 points de pourcentage.
Rapport : 7,44 ÷ 3,83 ≈ 1,9. La baisse est presque deux fois plus forte en France.
2022. Le PIB augmente de 2,57 % en France et de 1,81 % en Allemagne. La croissance est plus forte en France.
Écart : 2,57 − 1,81 = 0,76 point de pourcentage.
Rapport : 2,57 ÷ 1,81 ≈ 1,4. La croissance française est environ 1,4 fois plus forte.
Dans les deux cas, la France connaît la variation la plus marquée : la baisse la plus forte en 2020, la hausse la plus forte en 2022. L’écart entre les deux pays est bien plus faible en 2022 qu’en 2020.
La croissance de 2022 ne permet pas de dire que le PIB a retrouvé son niveau d’avant la crise. Elle est calculée par rapport à 2021, et le tableau ne donne pas cette année-là.
2020 : France −7,44 %, Allemagne −3,83 %, soit une baisse presque deux fois plus forte en France. 2022 : France +2,57 %, Allemagne +1,81 %, soit une croissance environ 1,4 fois plus forte en France.
Conseil : Ce sont des taux de variation, pas des niveaux : le tableau ne dit pas quel pays a le PIB le plus élevé. L’écart entre deux taux s’exprime en points de pourcentage, pas en pourcentage.
Question 2 (4 points)
Montrer, avec le tableau et le cours, que la hausse de la productivité globale des facteurs alimente la croissance économique.
La croissance économique est l’augmentation durable de la production, mesurée par le PIB. Elle peut venir d’une hausse de la quantité de facteurs de production, le travail et le capital. La productivité globale des facteurs rapporte la production à l’ensemble des facteurs utilisés. Elle augmente quand on produit davantage avec les mêmes quantités de travail et de capital. Robert Solow a montré qu’une grande part de la croissance ne s’explique pas par ces quantités : c’est le résidu, associé au progrès technique.
Le mécanisme direct. Une innovation, une meilleure organisation ou des salariés mieux formés rendent le travail et le capital plus efficaces. À quantité de facteurs constante, la production augmente, donc le PIB aussi.
Le mécanisme indirect. Les gains de productivité peuvent se traduire par une baisse des prix, une hausse des salaires ou une hausse des profits. Ils soutiennent ainsi la consommation et l’investissement, et cette demande entretient la production.
Une source durable. Accumuler du capital sans progrès technique se heurte aux rendements décroissants : chaque machine supplémentaire rapporte moins que la précédente. La hausse de la PGF repousse cette limite. Les théories de la croissance endogène ajoutent que ces gains peuvent s’entretenir : le savoir créé par l’innovation profite à d’autres producteurs et rend possibles de nouvelles innovations.
Ce que montre le document. Les deux taux varient souvent dans le même sens. Au Japon, en 2010, la PGF augmente de 3,28 % et le PIB de 4,10 %. Ces taux tombent à 1,04 % et 1,37 % en 2012, puis à −0,05 % et 0,30 % en 2014. En Allemagne, de 2012 à 2014, le taux de la PGF passe de 0,22 % à 1,02 % et celui du PIB de 0,42 % à 2,21 %. En France, sur les mêmes années, il passe de −0,27 % à 0,42 % pour la PGF et de 0,18 % à 1,00 % pour le PIB. Sur les 21 observations du tableau, les deux taux ont le même signe 16 fois.
Ce que le document ne prouve pas. Un lien statistique ne donne pas le sens de la causalité. En 2020, le PIB et la PGF reculent dans les trois pays, sans doute en partie parce que la crise sanitaire a laissé des facteurs de production sous-employés. Dans ce cas, c’est plutôt la chute de l’activité qui pèse sur la PGF. La causalité de la PGF vers la croissance repose donc sur les mécanismes du cours, que le tableau illustre.
Une source parmi d’autres. Dans 5 cas sur 21, le PIB augmente alors que la PGF recule, par exemple en France en 2022 (PIB +2,57 %, PGF −1,57 %) et en Allemagne en 2018 (PIB +0,98 %, PGF −0,06 %). La croissance vient alors d’une hausse de la quantité de facteurs. La note interdit de déduire du tableau la part de la PGF dans la croissance.
Conseil : Ne soustrais pas le taux de la PGF de celui du PIB et n’écris pas que la PGF explique 2,42 points sur les 4,18 points de croissance de l’Allemagne en 2010 : la note du tableau l’exclut. Compare seulement l’évolution des deux taux.
Épreuve composée, partie 3 : raisonnement sur dossier documentaire (10 points)
Trois documents : un graphique de l’Insee sur les catégories socioprofessionnelles des personnes en emploi de 1982 à 2022, un graphique du Céreq sur les diplômes des actifs en 1994 et en 2019, un extrait d’un ouvrage de Margaret Maruani sur l’activité féminine. Le sujet demande de montrer : il n’y a pas à discuter la thèse. Ce plan est une proposition parmi d’autres.
Analyse du sujet et lecture du dossier
Démontrer que la répartition des personnes en emploi entre les groupes professionnels a changé en France depuis la seconde moitié du XXe siècle.
Les termes. La structure socioprofessionnelle est la répartition des personnes en emploi entre les groupes professionnels. En France, on la décrit avec les PCS de l’Insee. Le sujet part de la seconde moitié du XXe siècle, alors que le document 1 commence en 1982, année où les PCS ont remplacé l’ancienne nomenclature. Pour les décennies précédentes, il faut mobiliser le cours.
Ce que le sujet attend. Le programme indique quatre évolutions : salarisation, tertiarisation, élévation du niveau de qualification, féminisation des emplois. Chacune a ses propres causes. Expose-les séparément, avec une preuve pour chacune.
Document 1 : des valeurs à lire sur les courbes. Aucune valeur n’est imprimée : retiens des ordres de grandeur. Lecture approximative pour 1982 puis 2022 : ouvriers 30 % et 19 %, employés 26,5 % et 26 %, professions intermédiaires 19 % et 25 %, cadres 8 % et 21,5 %, artisans, commerçants et chefs d’entreprise 7,5 % et 7 %, agriculteurs 7,5 % et 1,5 %.
Les calculs utiles. Agriculteurs : 7,5 ÷ 1,5 = 5. Cadres : 21,5 ÷ 8 ≈ 2,7. Ouvriers : 30 − 19 = 11 points de moins. Cadres et professions intermédiaires : 8 + 19 = 27 % en 1982, 21,5 + 25 = 46,5 % en 2022. Ouvriers et employés : 30 + 26,5 = 56,5 % en 1982, 19 + 26 = 45 % en 2022.
Document 1 : deux pièges. Les employés ne progressent pas sur l’ensemble de la période : ils montent à environ 30 % dans les années 2000, puis redescendent à environ 26 %. Une PCS n’est pas un secteur d’activité : il existe des ouvriers dans les services et des cadres dans l’industrie. Le graphique ne décrit donc la tertiarisation que de façon indirecte.
Document 2 : un champ restreint. Les valeurs sont imprimées et chaque année fait 100. Bac ou plus : 12 + 9 + 9 = 30 % en 1994, 21 + 16 + 25 = 62 % en 2019. Le champ se limite aux actifs occupés du privé hors agriculture, sans les salariés de l’État et des collectivités territoriales. Ce graphique mesure le diplôme des personnes, pas la qualification des postes.
Document 3 : aucun chiffre, un cadre européen. Margaret Maruani décrit la montée de l’activité féminine en Europe depuis les années 1960. Le texte ne donne aucun chiffre et ne porte pas sur la France seule. Il ne dit pas dans quels emplois les femmes entrent. L’activité comprend aussi les personnes au chômage : elle ne se confond pas avec l’emploi.
Conseil : Annonce « environ » pour chaque lecture du document 1. Une lecture proche se défend si les calculs qui suivent restent cohérents.
Introduction rédigée
En 1982, les ouvriers forment le groupe le plus important parmi les personnes en emploi, avec environ 30 % du total. En 2022, leur part est passée sous celle des cadres.
La structure socioprofessionnelle désigne la répartition des personnes en emploi entre les groupes professionnels, que l’Insee décrit avec les PCS. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, le progrès technique, l’évolution de la demande, l’allongement des études et le changement de la place des femmes ont modifié cette répartition.
Nous montrerons d’abord que l’emploi s’est salarisé, puis qu’il s’est tertiarisé. Nous verrons ensuite que le niveau de qualification s’est élevé. Nous montrerons enfin que l’emploi s’est féminisé.
Première étape : la salarisation de l’emploi
La salarisation est la hausse de la part des salariés dans l’emploi. Au début de la seconde moitié du XXe siècle, les indépendants, surtout les agriculteurs, les artisans et les petits commerçants, pesaient encore lourd. Avec la modernisation de l’agriculture, l’exode rural, la concentration des entreprises et l’essor de la grande distribution, beaucoup de petites exploitations et de petits commerces ont disparu. Leurs anciens actifs et leurs enfants sont souvent devenus salariés. La protection sociale attachée au salariat a renforcé ce mouvement : Robert Castel parle de société salariale.
Le document 1 ne donne pas la part des salariés, mais il montre le recul des deux groupes où les indépendants sont les plus nombreux. Les agriculteurs passent d’environ 7,5 % des personnes en emploi en 1982 à environ 1,5 % en 2022 : leur part est divisée par cinq. Les artisans, commerçants et chefs d’entreprise passent d’environ 7,5 % à environ 5,5 % au début des années 2000. Ensemble, ces deux groupes passent d’environ 15 % en 1982 à environ 8,5 % en 2022.
Le mouvement n’est pas continu. La part des artisans, commerçants et chefs d’entreprise remonte à environ 7 % en 2022. On peut y voir, sans que le graphique le prouve, l’essor du travail indépendant, par exemple sous le statut de micro-entrepreneur. La grande majorité des emplois reste salariée.
Deuxième étape : la tertiarisation de l’emploi
La tertiarisation est la hausse de la part des services dans l’emploi. Elle s’explique d’abord par les gains de productivité dans l’agriculture et l’industrie : il faut moins de travailleurs pour produire autant. Alfred Sauvy parle de déversement : les emplois se déplacent vers les secteurs qui se développent. La demande de services augmente aussi avec le revenu, dans la santé, l’éducation, les loisirs ou le commerce. S’y ajoutent l’automatisation et la délocalisation d’une partie de la production industrielle.
Le document 1 en donne un reflet. Les ouvriers passent d’environ 30 % à environ 19 % des personnes en emploi, soit 11 points de moins. Ils sont dépassés par les employés vers 1986, par les professions intermédiaires vers 2008, puis par les cadres vers 2018-2019. Agriculteurs et ouvriers réunis passent d’environ 37,5 % à environ 20,5 %.
Les employés, groupe très lié aux services, deviennent le premier groupe vers 1986 et le restent en 2022, avec environ 26 %. Leur part culmine à environ 30 % dans les années 2000, puis elle recule. Depuis, ce sont surtout les cadres et les professions intermédiaires qui progressent.
Conseil : Ne dis pas que le document 1 mesure les emplois de services : il classe des professions, pas des secteurs. Écris qu’il reflète la tertiarisation.
Troisième étape : l’élévation du niveau de qualification
L’élévation du niveau de qualification a deux faces : les emplois demandent davantage de compétences, et les actifs sont plus diplômés. Le progrès technique et l’automatisation réduisent les tâches répétitives et augmentent les besoins en conception, en gestion et en relation avec les clients. L’allongement des études, porté notamment par l’objectif de 80 % d’une génération au niveau du bac fixé en 1985, augmente en parallèle le nombre de diplômés.
Le document 1 montre le côté des emplois. Les cadres passent d’environ 8 % à environ 21,5 % des personnes en emploi : leur part est multipliée par 2,7 environ. Les professions intermédiaires passent d’environ 19 % à environ 25 %. Ces deux groupes réunis passent d’environ 27 % à environ 46,5 %, alors qu’ouvriers et employés reculent d’environ 56,5 % à environ 45 %.
Le document 2 montre le côté des personnes, dans le secteur privé hors agriculture. La part des actifs occupés qui ont au moins le bac passe de 30 % en 1994 à 62 % en 2019 : elle double environ. Celle des diplômés à bac+3 ou plus passe de 9 % à 25 %, soit environ 2,8 fois plus. Celle des actifs sans diplôme ou avec le seul brevet recule de 38 % à 15 %, soit 23 points de moins.
Les deux documents n’ont ni le même champ ni la même période. Ils vont dans le même sens, sans être directement comparables.
Conseil : Diplôme et qualification ne sont pas synonymes : un diplômé peut occuper un poste moins qualifié que son niveau d’études. Le document 2 ne suffit donc pas seul. Croise-le avec le document 1.
Quatrième étape : la féminisation des emplois
La féminisation des emplois est la hausse de la part des femmes dans l’emploi. Elle a plusieurs causes. La tertiarisation crée des emplois dans des secteurs où les femmes sont nombreuses, comme la santé et l’éducation. Les filles ont accédé à des études longues. Le droit a évolué : depuis la loi de 1965, une femme mariée peut exercer une profession sans l’accord de son mari. La maîtrise de la fécondité et l’évolution des normes ont fait reculer le modèle de la femme au foyer.
Le document 3 indique que cette progression commence au début des années 1960, dans toute l’Europe, alors que l’emploi masculin stagne ou décline. Elle se poursuit malgré le chômage : des années 1980 à 2016, l’activité féminine ne cesse d’augmenter, contrairement à ce que beaucoup attendaient de la crise. Margaret Maruani en conclut que les femmes ne sont plus une « armée de réserve », c’est-à-dire une main-d’œuvre d’appoint, sollicitée quand l’activité est forte et écartée quand elle recule. Le texte ne cite pas Marx, mais l’expression vient de lui : il parlait d’armée industrielle de réserve pour désigner les travailleurs sans emploi, mobilisés ou écartés selon les besoins du capital.
Le changement est donc durable : il a résisté à la crise et au chômage. Le texte porte sur l’activité des femmes, pas sur leur place dans les PCS. Le cours complète ce point : les femmes restent très présentes parmi les employés et moins présentes dans certains métiers techniques. La féminisation n’a pas fait disparaître la séparation entre métiers masculins et féminins.
Conclusion rédigée
La structure socioprofessionnelle française s’est donc profondément transformée depuis la seconde moitié du XXe siècle. L’emploi s’est salarisé avec le recul des agriculteurs et des indépendants. Il s’est tertiarisé, ce qui a réduit la place des ouvriers. Son niveau de qualification s’est élevé, comme le montrent l’essor des cadres et la hausse des diplômes. Il s’est enfin féminisé de façon durable.
Ces transformations se renforcent entre elles : les services emploient beaucoup de salariés et de femmes, et ils demandent souvent des qualifications plus élevées. Elles ne disent pas pour autant si les inégalités entre les groupes sociaux ont reculé.
Les erreurs à éviter sur ce sujet
Écrire qu’il existe une politique budgétaire de la zone euro, ou traiter la BCE et les États comme un seul décideur.
Distinguer la politique monétaire unique, conduite par la BCE, et les politiques budgétaires nationales, encadrées par les règles européennes.
Le pluriel de « budgétaires » dans le sujet signale cette séparation, qui fonde tout le devoir.
Présenter la hausse des dépenses de 55,3 % à 61,7 % du PIB en 2020 comme la mesure du plan de relance français.
Expliquer qu’elle combine des mesures de soutien, les stabilisateurs automatiques et la chute du PIB.
Le document 3 donne des parts du PIB. Quand le PIB baisse, le ratio monte même si les dépenses ne bougent pas.
Citer la hausse de salaire obtenue pour tout le personnel comme une incitation sélective.
Citer un avantage réservé aux adhérents, comme une aide juridique, ou une sanction pour ceux qui n’adhèrent pas.
Une hausse pour tous est un bien collectif : c’est elle qui crée le problème du passager clandestin, pas elle qui le résout.
Écrire que la PGF explique 2,42 points sur les 4,18 points de croissance de l’Allemagne en 2010.
Comparer l’évolution des deux taux, sans calculer de contribution, puis expliquer le mécanisme avec le cours.
La note du tableau précise que ce taux ne correspond pas à la contribution de la PGF à la croissance.
Écrire que les employés progressent fortement depuis 1982, ou que le document 1 donne la part des services dans l’emploi.
Noter que leur part reste proche de 26 %, après un sommet d’environ 30 % dans les années 2000, et que le graphique classe des professions.
Une PCS n’est pas un secteur d’activité. Sur la période, ce sont surtout les cadres et les professions intermédiaires qui progressent.
Questions fréquentes
Combien de temps dure l’épreuve de SES du bac et la calculatrice est-elle permise ?
L’épreuve dure 4 heures. Le sujet du 17 juin 2025 interdit la calculatrice et le dictionnaire : les calculs se font à la main, avec des arrondis.
Ce corrigé correspond-il bien à mon sujet du jour 1 ?
Vérifie le code imprimé en bas de chaque page. Ce corrigé traite le sujet 25-SESJ1ME1, daté du mardi 17 juin 2025. Un autre sujet a été publié pour ce jour : il n’est pas traité ici.
Faut-il traiter la dissertation et l’épreuve composée ?
Non. Le candidat choisit l’une des deux et l’indique sur sa copie. Ce corrigé traite les deux pour que tu puisses t’entraîner sur chacune.
Comment sont répartis les points de l’épreuve composée ?
Le sujet indique 4 points pour la mobilisation des connaissances, 6 points pour l’étude d’un document (2 points puis 4 points) et 10 points pour le raisonnement sur dossier documentaire.
Les cours à revoir
- La politique budgétaire : relance et rigueur
- La monnaie, la création monétaire et les taux directeurs
- Les défaillances de marché et le passager clandestin
- La croissance économique et ses sources
- Les facteurs de production et la productivité
- Corrélation et causalité
- La structure sociale, les PCS et les classes sociales
- La tertiarisation
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